Un photographe de presse frappé par des policiers lors d’une manifestation contre l’IA

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Le photojournaliste William Wilson dit avoir été roué de coups alors qu’il couvrait une manifestation contre l’intelligence artificielle (IA), mercredi, à Montréal. Il a dû se rendre à l’hôpital, où on lui a diagnostiqué un traumatisme craniocérébral léger.

« Je suis au sol et deux policiers me donnent des coups de pied. L’un d’eux me frappe avec sa matraque », se rappelle le photographe indépendant William Wilson.

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Mercredi soir lors d’une manifestation contre l’intelligence artificielle à Montréal, des manifestants étaient rassemblés en marge de la conférence ALL IN consacrée à l’IA. Ils étaient dans la rue pour dénoncer les risques associés à cette technologie.

William Wilson, qui couvrait l’événement comme journaliste, affirme avoir été pris à partie par des policiers au croisement des rues Sainte-Catherine et de Bleury.

« Je me suis mis à crier “je suis blessé” en français et en anglais. Je m’étais identifié comme journaliste et plusieurs policiers le savaient. J’avais une caméra professionnelle », raconte celui qui a l’habitude de couvrir des manifestations.

Le photographe William Wilson par terre dans une rue de Montréal, le 16 septembre 2026.

Courtoisie 

Le photographe William Wilson par terre dans une rue de Montréal, le 16 septembre 2026.

Selon son récit, les policiers auraient continué à lui donner des coups de pied et à le frapper au visage avec une matraque alors qu’il est par terre.

Dans une vidéo consultée par 24 heures, un policier s’approche du photographe quelques minutes après.

« Will, dit-il. Je sais [qu’il est journaliste], c’est pour ça que je lui demande s’il est correct... A-t-il besoin d’une ambulance ? », demande le policier à d’autres photographes sur place.

« C’est pas la première fois qu’on le voit, mais [pour d’autres policiers], c’est la première fois... ça s’échauffe », rajoute-t-il.

Un passage à l’hôpital

William Wilson dit être ensuite parti chez lui pour prendre une douche afin de se débarrasser du gaz poivré qu’il a de la tête aux pieds avant de se rendre au Centre universitaire de santé McGill.

L’attestation médicale, consultée par 24 heures, fait état de plusieurs lésions ainsi que d’un traumatisme craniocérébral léger. L’urgentologue lui a prescrit deux semaines de convalescence.

William Wilson à l'hôpital, le 17 septembre 2026.

Courtoisie William Wilson 

William Wilson à l'hôpital, le 17 septembre 2026.

Deux jours après les événements, l’homme de 33 ans affirme toujours ressentir des douleurs importantes.

« Je vais vraiment très mal. J’ai à peine la force de marcher. J’ai encore mal à la colonne vertébrale et à la tête. J’ai de la difficulté à parler », affirme-t-il.

Il estime qu’il s’agit de « la pire raclée » qu’il ait reçue de la part du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Soutien de l’association

L’Association canadienne des journalistes dénonce ces violences et estime qu’elles constituent une menace pour la démocratie.

Selon l’association, un autre membre des médias, Isaac Peltz, aurait aussi été victime d’agression lors de la manifestation.

Le SPVM donne sa version

Le SPVM a confirmé à 24 heures qu’un manifestant de 19 ans avait été arrêté pour agression armée et que les policiers sont intervenus après avoir reçu des projectiles.

Le corps policier a toutefois indiqué n’avoir constaté aucun blessé.

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