Un pédophile récidiviste qui s’était remis au crime quelques semaines après la fin d’une première sentence de six ans de pénitencier aura une autre occasion de réfléchir à sa déviance, lui qui a été condamné à une nouvelle peine de sept ans, assortie d’un statut de délinquant à contrôler pour 10 années supplémentaires.
Frédéric Desjardins-Gauthier avait assuré qu’on ne le reverrait plus lorsqu’il a été condamné à sa première peine en 2017.
Or, quand le juge Sébastien Proulx lui a imposé une condamnation de sept ans et un statut de délinquant à surveiller pendant 10 ans vendredi au palais de justice de Québec, le délinquant a plus été dans l’introspection.
« J’ai honte de moi et je me dégoûte. Je suis conscient de ma problématique et je veux travailler sur moi pendant mon incarcération » a confié le pédophile.
Ce dernier avait plaidé coupable à des accusations de leurre ainsi que de possession et de distribution de matériel d’abus et d’exploitation pédosexuels. Tout juste libéré de sa peine imposée en 2017, le prédateur s’était mis à la chasse sur TikTok, Snapchat et Discord pour obtenir des photos de jeunes filles âgées de 9 à 14 ans, la plupart originaires des États-Unis.
Plus de 500 fichiers de pornographie juvénile avaient été retrouvés dans le matériel informatique du pervers.
Besoin de suivi
La sentence de sept ans de pénitencier imposée à Desjardins-Gauthier vendredi découle d’une suggestion commune entre le procureur au dossier, Me Michel Bérubé, et l’avocat du délinquant, Me Benoît Labrecque.
Le ministère public a expliqué que l’expertise faite par l’Institut Philippe-Pinel recommandait une surveillance de longue durée de huit ans en sus de la peine pour le criminel. Me Bérubé souhaitait toutefois que l’encadrement soit le plus serré possible pour un récidiviste à risque de récidiver comme Desjardins-Gauthier, qui sera sous le contrôle du système « pour les 15 prochaines années ».
« Il est aux prises avec une problématique qui a besoin d’être contrôlée parce que, manifestement, il n’a pas lui-même la capacité d’assurer la gestion du risque qu’il représente », a plaidé le procureur.
Malgré un profil inquiétant et un risque de récidive au-dessus de la moyenne, le juge Sébastien Proulx a noté que l’expert ayant évalué le délinquant qualifiait sa situation de « gérable, contrôlable et assumable » si la peine était assortie d’une ordonnance de surveillance de longue durée.
Excuses
Frédéric Desjardins-Gauthier a aussi profité de l’audience pour formuler des excuses aux victimes, à leurs familles ainsi qu’à ses proches.
« La gravité des gestes que j’ai posés ne représente en rien les valeurs que j’ai reçues d’une mère aimante, présente et prête à tout pour le bonheur de son fils », a témoigné avec émotion le pédophile.
Son avocat a expliqué au tribunal que cette reconnaissance du tort causé s’inscrit dans le cheminement récent de Desjardins-Gauthier.
« Il fait des programmes pour s’aider, il commence à prendre conscience de sa problématique et il est conscient qu’il doit avoir de l’aide et des suivis, ce qui était un peu moins le cas dans les dernières années, a expliqué Me Benoît Labrecque. »
Vu sa détention provisoire depuis son arrestation en juillet 2024, il restera à Frédéric Desjardins-Gauthier un peu plus de quatre ans à purger. Il sera aussi inscrit à vie au registre des délinquants sexuels. Il ne pourra non plus se trouver dans un parc et une école ou se trouver un emploi qui le placerait en relation avec des mineurs dans le futur.
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1 week ago
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