Un hôtel bondé pourrait faire annuler le procès de la meurtrière aux champignons vénéneux

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Quelques jours après le début du procès en appel d’une Australienne, reconnue coupable d’avoir empoisonné sa belle-famille avec des champignons vénéneux, ses avocats réclament désormais un nouveau procès.

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Le premier procès d’Erin Patterson, qui a duré 10 semaines, s’est déroulé dans une petite ville rurale de l’Australie. Selon les informations de CNN, elle avait été envahie par les médias et les curieux qui faisaient la file pendant des heures chaque jour pour pouvoir assister au procès.

L’intérêt suscité par cette affaire est l’une des raisons pour lesquelles ses avocats réclament un nouveau procès, a rapporté le média américain. La ville était tellement bondée qu’à un moment donné, les membres du jury ont dû partager un hôtel avec l’équipe de la poursuite et un informateur.

Bien qu’il n’y ait aucune preuve que les différentes parties ont eu des contacts entre eux, les avocats de Mme Patterson affirment que cette possibilité « ne peut être exclue ».

Le parquet demande d’alourdir la peine

Le parquet australien, de son côté, a demandé, jeudi, d’alourdir la peine de prison à perpétuité d’Erin Patterson.

Elle avait été reconnue en 2025 coupable par un jury de 12 personnes d’avoir mortellement empoisonné en 2023 trois membres de sa belle-famille en leur servant un bœuf Wellington, une spécialité anglaise, aux amanites phalloïdes.

Les parents de son époux dont elle est séparée, Don et Gail Patterson, ainsi que la tante de celui-ci, Heather Wilkinson, ont succombé à l’hôpital dans les jours suivants.

La femme de 51 ans a également été reconnue coupable de tentative de meurtre sur l’oncle de son mari, le pasteur Ian, seul survivant de ce repas organisé chez elle à Leongatha, village du sud-est de l’Australie.

Brendan Kissane, directeur des poursuites pénales de l'État de Victoria, quitte la Cour suprême de Victoria après la première journée d'audience en appel d'Erin Patterson, la tueuse aux champignons australienne, à Melbourne le 19 août 2026.

Brendan Kissane, directeur des poursuites pénales de l'État de Victoria, quitte la Cour suprême de Victoria après la première journée d'audience en appel d'Erin Patterson, la tueuse aux champignons australienne, à Melbourne le 19 août 2026. AFP

Le juge de première instance a décidé qu’elle serait éligible à la libération conditionnelle après 33 années, soit lorsqu’elle aura 83 ans, compte tenu du fait qu’elle effectuerait une grande partie de sa détention à l’isolement, en raison de l’engouement médiatique considérable pour l’affaire.

Or les faits reprochés à Mme Patterson constituent « le pire type d’infraction » possible, a fait valoir l’accusation face aux juges de la Cour d’appel.

« Selon nous, une peine de 33 ans (sans libération conditionnelle possible, NDLR) pour ces faits est manifestement insuffisante », a appuyé le procureur général Brendan Kissane.

« Nous estimons que, pour ces faits, la prévenue devrait être condamnée à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle », a-t-il demandé aux juges.

Les juges rendront leur décision à une date ultérieure.

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