Toilettes et douches près des campements? Soit ça ou les gens viennent «pisser dans ta cour», soutient la mairesse

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Les itinérants dans des campements à Montréal seront possiblement servis par des toilettes, des douches et des bacs de poubelles gérés par la Ville, une forme de transformation de ces installations improvisées en petits villages institutionnalisés avec ses propres services publics par faute de solutions.

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« Je n’ai pas le choix. Parce qu’entre ça, le citoyen qui est riverain, il préfère ça que quelqu’un qui vient pisser dans [sa] cour », explique la mairesse Soraya Martinez Ferrada en entrevue sur les ondes de LCN, jeudi.

Elle rappelle que son administration a les mains liées et qu’il lui est interdit par la loi de démanteler les campements sans solution pour loger les gens qui y vivent.

« Il n’y a personne qui veut vivre dans une tente toute sa vie. Ce n’est pas ça qu’il souhaite, mais il n’y en a pas d’alternative, poursuit la mairesse. Donc moi, j’ai bon espoir que si j’offre des alternatives réelles, pérennes, qui sont dignes, bien les gens, ils vont choisir de vivre dans une petite maison ou des modulaires ou des maisons de chambre avec l’accompagnement. »

 95 tentes sont installées, mardi matin, selon des données de TVA Nouvelles le mardi 26 mai 2026

CAPTURE D’ÉCRAN TVA NOUVELLES

Capture d'écran TVA Nouvelles 

Le campement de la rue Notre-Dame, à Montréal, n’a jamais été aussi occupé : 95 tentes sont installées, mardi matin, selon des données de TVA Nouvelles le mardi 26 mai 2026 CAPTURE D’ÉCRAN TVA NOUVELLES

Mercredi, l’administration Martinez Ferrada a annoncé des investissements de 50 M$ pour venir en aide aux personnes en situation d’itinérance. En priorité, la Ville veut s’attaquer aux enjeux de sécurité et de propreté.

Concrètement, on ajoutera, en autres, des dizaines de travailleurs de rue sur le terrain qui pourront accompagner les personnes sans-abri et les diriger vers les services d’aide tout en s’assurant une forme de cohabitation sociale avec les résidents des quartiers, informe le président du comité exécutif et responsable de l’itinérance à la Ville de Montréal.

« On fait en sorte que la présence des personnes en situation d’itinérance, disons dans des campements, [...] que les gens qui sont aux alentours sont en mesure de retrouver une certaine quiétude et que les gens dans les campements se sentent également en sécurité », assure Claude Pinard en entrevue au micro de Mario Dumont, à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM Montréal.

Il rappelle également que l’administration Martinez Ferrada a promis 2000 logements de transition et que d’autres annonces sont à venir. Mais on atteint ainsi le « maximum » des capacités de ce que la Ville peut faire et qu’elle aura besoin des autres paliers de gouvernement pour régler la crise.

« On n’a pas de problème à payer la roulotte dans laquelle l’organisme fait l’intervention, mais les personnes qui font l’intervention, ça doit être payé par le gouvernement », affirme M. Pinard.

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