L’individu accusé d’avoir tué son frère d’un coup de couteau à steak en plein coeur à Québec évite une condamnation pour meurtre, le jury ayant plutôt déclaré l’homme coupable d’homicide involontaire.
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La question au cœur de ce procès n’a jamais été de savoir si Michel Mwendanga avait bel et bien poignardé Jordan Lumbala dans le salon de son appartement le 6 août 2024.
L’accusé admettait avoir posé le geste, mais plaidait la légitime défense.
La thèse de la défense concédait que l’homme s’était présenté dans la pièce avec deux couteaux pour convaincre Lumbala de quitter sa résidence, mais que ce dernier avait tenté de s’emparer d’une des armes.
C’était à ce moment une question de vie ou de mort, selon l’accusé.
Le ministère public estimait quant à lui que Michel Mwendanga avait bien l’intention de causer la mort de son frère après des années de rancœur et de jalousie.
Une accusation de meurtre au deuxième degré pesait sur l’homme de 33 ans.
Le jury aura finalement tranché entre ces deux versions, déclarant Michel Mwendanga coupable d’homicide involontaire après une journée et demie de délibération.
Menaces à répétition
La mère des deux hommes avait notamment raconté au jury lors du procès avoir entendu Mwendanga menacer de mort Lumbala au moins trois fois.
En larmes, Jeannine Amuli avait confié que toute la famille croyait à des blagues, assurant avoir toujours pensé qu’un tel drame ne pouvait survenir.
« C’est ça qui me fait tellement mal. Il le répétait souvent, et moi, je croyais qu’il blaguait. [...] Et c’est comme ça que j’ai perdu mon bébé », a laissé tomber la femme.
Le procureur au dossier, Me Matthieu Rochette, avait plaidé que Mwendanga avait choisi « de se faire justice soi-même » le 6 août 2024.
Or, les jurés ont finalement retenu que ce dernier n’avait pas l’intention de tuer son frère malgré leur historique.
Légitime défense pas retenue
En défense, Me Yves Savard et Me Marie-Maxime Tremblay avaient soumis au jury une théorie basée sur la légitime défense.
Michel Mwendanga avait témoigné lors du procès que c’est Lumbala qui s’en était pris à lui après qu’il lui eut demandé de quitter son appartement.
Il a admis au jury avoir saisi les couteaux pour convaincre son frère de partir, mais que ce dernier l’aurait frappé au visage avant de s’emparer d’un des deux couteaux qu’il avait en main.
« C’est le moment où l’instinct de survie est embarqué », avait raconté l’accusé.
Or, les jurés semblent avoir quand même accordé du poids aux témoignages des conjointes respectives des deux impliqués, présentes le soir du drame, qui ont toutes les deux affirmé n’avoir jamais vu Jordan Lumbala avec un couteau à la main ou menaçant Mwendanga au moment du drame.
La peine à imposer à ce dernier sera débattue à une date ultérieure.
Le crime d’homicide involontaire est passible d’un emprisonnement à vie, mais aucune peine minimale n’est fixée puisqu’aucune arme à feu n’a été utilisée dans la perpétration de l’infraction.
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2 weeks ago
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