Le dossier des gardiens du Canadien devait être une affaire classée cette saison, mais non. C’est reparti ! Jakub Dobes, le même homme qui a mené l’équipe en finale de l’Est le printemps dernier, se retrouve sur la sellette à son tour.
Il n’est pas le premier gardien à passer par là. Mais dans l’exigeant marché de Montréal, la situation est se veut pire que partout ailleurs dans la Ligue nationale.
Il y a cinq mois seulement, Dobes était perçu comme un dieu partout au Québec. Comme Jaroslav Halak, en 2010.
Malgré les exploits du gardien slovaque, cette année-là, le Canadien avait fait toute la place à Carey Price dans les semaines qui avaient suivi en échangeant Halak aux Blues de St-Louis.
La transaction était passée de travers dans la gorge des inconditionnels partisans de la Flanelle.
Sensibilité à fleur de peau
Revenons en 2026.
Dans les réseaux sociaux, plusieurs amateurs sont déjà prêts à échanger Dobes.
De toute façon, prétextent-ils, le gardien d’avenir du Canadien est Jacob Fowler. À leurs yeux, Dobes n’est qu’un gardien de transition.
C’est dur à prendre pour un cœur d’athlète. Surtout quand celui-ci a toujours les nerfs à vif et qui, comme Dobes, n’arrête pas de se remettre en question.
Encore mercredi, il était au bord des larmes après la défaite à Washington.
Souvent hors position
Mais qu’est-ce qui ne va pas avec le colosse gardien tchèque en cette jeune saison ?
J’ai posé la question à un grand connaisseur en la matière qui préfère ne pas être identifié.
Cet expert fait remarquer que le style de Dobes a changé à mesure que les séries avançaient dans les dernières séries.
Au début, indique-t-il, Dobes était gros devant son filet. Il était toujours en bonne position, les rondelles le frappaient, signe indéniable d’un gardien en possession de ses moyens.
Or, un moment est venu, continue notre homme, où il a perdu les bonnes habitudes qu’il avait contractées. Il a commencé à se lancer partout devant son filet, ce qui le plaçait en déséquilibre.
Résultat : Dobes effectuait des arrêts spectaculaires, mais qui se rapprochaient davantage du désespoir. Et ça se poursuit depuis le début de la saison en cours.
Se retrouver dans la zone qui lui a valu du succès l’avantagerait donc. C’est un aspect qu’il travaillera sans doute avec Marco Marciano, l’entraîneur des gardiens du Canadien qui l’avait aidé, justement, à peaufiner son jeu à son arrivée avec l’équipe, en janvier dernier.
Pas si vite !
Cela dit, il serait prématuré de lancer la serviette dans son cas. Dobes n’a que 25 ans et, à six pieds quatre pouces, il possède le physique de l’emploi.
Les gens oublient peut-être que Patrick Roy avait un style échevelé à ses premières saisons avec le Tricolore. C’est en travaillant avec François Allaire qu’il avait développé le style papillon qui l’a mené vers les plus hauts sommets.
Il s’en était suivi un fort effet d’entraînement chez les jeunes gardiens québécois.
Pas donné à tous
Le poste de gardien est le plus difficile dans le hockey.
Une étude démontre que 25 % parmi les quelque 600 gardiens sélectionnés au repêchage dans le siècle présent ont disputé 15 matchs ou moins dans la LNH.
Cette saison seulement, on en dénombre 13 n’ayant pas été repêchés parmi les quelque 64 répartis chez les 32 équipes du circuit.
Ça démontre la complexité du métier.
Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.
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3 days ago
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