Connaissez-vous l’Observatoire de l’immigration et de la démographie en France (OID)?
Il s’agit d’un organisme analysant toutes sortes de statistiques sur l’immigration et la démographie.
Il y a trois choses qui comptent pour l’OID.
Les chiffres, les chiffres, les chiffres.
Sans pincettes
Nicolas Poureau-Monti, le directeur de cet organisme, vient de publier un livre, Immigrations : mythes et réalités, qui fait beaucoup parler en France.
Les propos qu’il y tient sont très intéressants.
« L’immigration est un fait social total qui a des impacts sur tous les aspects de la vie en société », dit-il. « On doit approcher l’immigration comme n’importe quelle autre politique publique. »
Bref, arrêtons de prendre des pincettes lorsque nous parlons d’immigration, et abordons ce thème la tête froide, quitte à fâcher certains militants.
Combien d’immigrants pouvons-nous accueillir ? Combien devrions-nous en accueillir ?
À partir de quel nombre l’immigration commence-t-elle à nous coûter plus cher qu’elle ne rapporte ? À exercer de fortes pressions sur notre économie, sur nos finances publiques, donc sur nos systèmes de santé et d’éducation ?
Notre filet social est comme un hamac. Il a été fait pour soutenir un nombre X d’individus par année. Si on dépasse cette limite, notre filet social va commencer à se fragiliser et on ne pourra plus protéger de façon adéquate les personnes qui en ont besoin.
Ça, ce n’est pas de l’idéologie. C’est la réalité.
Passé une certaine limite, un pays ne peut plus intégrer adéquatement les immigrants qu’il accueille.
Ni économiquement ni culturellement.
Ce n’est pas vrai qu’une nation peut accueillir tous les immigrants qui frappent à sa porte.
Il faut choisir. Trier.
En accepter, en rejeter.
On fait ça comment ? Sur quelle base ?
Le tissu social craque
« Il n’y a jamais eu autant d’immigration en France qu’aujourd’hui », dit le directeur de l’OID. « C’est une accélération migratoire très forte qui a été engagée depuis la fin des années 90 et dont le rythme continue de s’emballer encore plus vite ces dernières années.
« 43 % des immigrés provenant de l’extérieur de l’Europe travaillent en France. C’est l’un des taux les plus faibles de l’Union européenne. La plupart de ces immigrants occupent des emplois peu rémunérés. Ce qui veut dire que ces travailleurs coûtent plus cher à l’État qu’ils ne rapportent. Ils consomment plus en dépenses publiques qu’ils ne contribuent en recettes. »
« Les immigrés, en France, sont trois fois plus souvent présents en logement social que les non-immigrés. La moitié des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont des immigrés. La moitié des personnes qui occupent les places d’hébergement d’urgence sont des étrangers en situation irrégulière. »
Ça, encore une fois, ce sont des chiffres.
Des faits. Des réalités.
Au-delà d’une certaine limite d’immigration, la société d’accueil commence à craquer.
C’est ça qu’on veut voir arriver au Québec ?
Oui, il faut parler d’immigration.
Mais pas juste avec de l’émotion.
Avec des chiffres.
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1 week ago
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