Nouvelle loi sur les pourboires: des centaines de plaintes en un an contre des commerces récalcitrants

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Des centaines de bars et restaurants ont fait l’objet de plaintes depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l’encadrement des pourboires, l’an dernier.

Désormais, le montant laissé pour le service doit être calculé avant les taxes, plutôt qu’après comme le proposaient auparavant de nombreux commerçants.

Les incitatifs culpabilisants, tels les émojis, sont aussi dorénavant interdits.

Mais cette première année d’implantation ne s’est pas faite sans heurts pour tous les commerces.

L’Office de la protection du consommateur avait reçu 531 signalements sur le sujet, en date du 28 février dernier. « Presque l’entièreté de ces plaintes visait les restaurants, les bars et les aliments », affirme son porte-parole, Charles Tanguay.

Sur les 185 établissements vérifiés par la suite, 179 se sont révélés non conformes.

La grande majorité a reçu un avis de rappel, tandis que trois commerces se sont vu remettre un avis de non-conformité.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

30 fois par mois

Il faut dire que les demandes de pourboires ont proliféré ces dernières années, en particulier depuis la pandémie.

Boulangeries, garages, salons de coiffure, comptoirs à sandwichs : tout le monde semble désormais réclamer un petit supplément sur la facture, parfois pour une interaction qui dure à peine quelques minutes.

Un rapport d’Option consommateur publié en décembre dernier démontrait que les Canadiens sont sollicités en moyenne de 20 à 30 fois par mois.

Certains clients se font même réclamer un pourboire une centaine de fois chaque mois !

Période d’adaptation

Du côté des restaurateurs, on explique que les fournisseurs de paiements électroniques ont tardé à adapter leurs terminaux, malgré la période prévue avant l’entrée en vigueur de la loi. Un retard qui a entraîné des maux de tête pour les propriétaires, mais aussi de la frustration de la part des clients.

« Ces compagnies n’étaient pas prêtes au moment de l’entrée en vigueur de la loi », explique Martin Vézina, vice-président aux Affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec.

L’enjeu a duré « quelques mois ». « Aujourd’hui, près d’un an après l’entrée en vigueur de la loi, tout le monde devrait être conforme », note-t-il toutefois.

Peu de pertes

Pour les serveurs, la nouvelle loi a initialement créé un manque à gagner, puisque les pourboires sont désormais calculés sur le prix avant les taxes.

Mais la situation devrait maintenant être revenue à la normale pour la majorité d’entre eux, affirme Martin Vézina.

« Avec l’augmentation du salaire minimum et l’augmentation du prix des menus, ils sont revenus à peu près à la même rémunération » puisque les pourboires ont suivi la hausse de la facture, affirme Martin Vézina.

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