Michael Rousseau et Mary Simon ont ceci en commun

2 weeks ago 11

Évidemment le PDG d’Air Canada Michael Rousseau et la Gouverneure générale Mary Simon ont en commun leur incapacité de parler français alors que leur fonction l’exigerait. Mais ce sur quoi je veux insister, c’est une autre chose. Les deux ont vécu au Québec, dans la région de Montréal.

À ma connaissance, Michael Rousseau vit sur la Rive-Sud depuis une quinzaine d’années. Mary Simon a vécu à Montréal et travaillé à la SRC pendant deux ou trois ans. Dans mon esprit, cela empire le cas.

Si votre vie professionnelle vous a gardé à Vancouver, Toronto ou Calgary, vous avez toujours une excuse. Quoique si vous aspirez à jouer un rôle dans les grandes organisations nationales d’un pays avec deux langues officielles, il apparaîtrait sensé de parler minimalement ces deux langues.

Quelques leçons

Mais si vous avez vécu au Québec, le français aurait dû faire partie de votre vie. En fait, ne pas le parler du tout revient à avoir fait le choix d’y tourner le dos. De leur passage à Montréal sans apprendre le français, je tirerai trois grandes leçons.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

1. Les subventions du gouvernement fédéral pour la protection de l’anglais en tant que langue minoritaire au Québec tiennent de la rigolade. Une langue n’est pas en danger dans un territoire lorsqu’on peut y vivre à 100 % dans cette langue sans rencontrer de contraintes réelles. Michael Rousseau se faisait même une fierté de dire combien Montréal est une ville agréable et ouverte puisqu’il y vivait en anglais sans que cela ne pose jamais problème.

2. Les Québécois francophones n’imposent pas suffisamment le français. Nous connaissons la classique norme : dans un milieu de travail, si un seul anglophone entre dans la pièce, toutes les conversations passent à l’anglais. Je sais bien que c’est compliqué. Dans les commerces et les institutions, lorsque quelqu’un parle anglais, on se conforme. Il pourrait s’agir d’un touriste américain. La quasi-totalité des gens qui travaillent dans le public dans le Grand Montréal est habituée à passer à l’anglais spontanément. Et ça, c’est pour ceux qui ne travaillent pas en anglais les trois-quarts du temps.

3. Ceux qui croient à l’intégration des immigrants lorsqu’ils s’établissent dans la région de Montréal font preuve d’optimisme, voire même d’angélisme. Le nouvel arrivant qui tient à apprendre le français choisira son quartier et y mettra les efforts, cela se peut. Mais celui qui n’en fait pas une priorité risque de glisser doucement dans la vie en anglais. Et comme Michael Rousseau ou Mary Simon, il y vivra en anglais sans que cela pose le moindre problème.

La prochaine ?

Parlant de Mary Simon, son mandat vient à échéance à l’été. Il pourrait être prolongé d’un an ou deux et pourrait même être renouvelé pour cinq autres années, bien que ce ne soit pas la tradition.

Madame Simon devrait s’inquiéter de ce que Mark Carney vient de vivre avec le PDG d’Air Canada.

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