Menaces tarifaires de 50%: «On n'exclut pas de déployer une aide financière», déclare Christopher Skeete

1 week ago 17

Alors que de nouveaux tarifs douaniers de 50 % pourraient toucher le Canada mercredi prochain, le gouvernement du Québec envisage la mise en place d’une aide financière pour soutenir l’économie québécoise.

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« On n’exclut pas de déployer une aide financière pour les accompagner. On aimerait que le gouvernement fédéral nous accompagne dans cette aide-là », a déclaré le ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christopher Skeete en entrevue au Québec matin.

Ce dernier appréhende une situation « très difficile » pour l’économie locale, si les tarifs de Donald Trump venaient à être en place.

Les nouveaux tarifs pourraient toucher des exportations québécoises vers les États-Unis évaluées à 7,7 milliards de dollars, soit environ 9 % de l’ensemble des exportations du Québec vers son voisin du Sud.

Entre autres, les secteurs de l’acier et de l’aluminium, de l’agriculture, de la foresterie ainsi que de la production laitière ont été convoqués à deux cellules de crise afin d’évaluer l’impact concret de ces droits de douane.

La culture québécoise « pas négociable » 

Questionné sur les leviers irrévocables à la table des négociations, M. Skeete s’est montré ferme sur l’importance de la culture québécoise.

« Je vous dirais qu’en ce moment, la langue française, la protection de la souveraineté culturelle, ce n’est pas négociable, a-t-il affirmé. La gestion de l’offre, ce n’est pas négociable. Et donc, pour nous, on a certaines lignes rouges qu’on ne veut pas franchir. »

Pour le ministre, le Canada aurait intérêt à investir dans ces enjeux « importants pour le Québec ».

La force du Québec réside également dans la nomination de Louise Blais comme émissaire à la table de négociation, selon lui. Aux côtés du ministre du Commerce intérieur du Canada Dominic Leblanc, elle est la seule représentante d’une des provinces canadiennes.

« Ça nous donne des oreilles, ça nous donne un point de vue, mais une voix à la table, explique Christopher Skeete. Mme Blais, elle parle tous les jours avec les négociateurs fédéraux pour être sûre qu’on rentre en ligne, en communication avec le fédéral en tout temps, pour éviter les malentendus, s’assurer qu’on collabore. »

Pour plus d’informations, écoutez l’entrevue intégrale ci-haut.

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