La nécessité de protéger et défendre les droits des femmes, dans une époque où ils sont particulièrement mis à mal avec la montée du masculinisme et l’influence trumpiste, a convaincu la ministre Martine Biron de briguer un second mandat dans Chutes-de-la-Chaudière.
La députée caquiste sortante, élue pour la première fois en 2022 à l’issue d’une longue et prolifique carrière de courriériste parlementaire, a annoncé il y a un mois qu’elle serait à nouveau sur les rangs pour l’élection.
Elle y a longuement réfléchi, car c’est un gros engagement, explique-t-elle, que tu ne fais pas à moitié.
Son conjoint est à la retraite, et elle est depuis peu grand-maman. Mais elle estimait devoir continuer les combats qu’elle a menés, pour les femmes notamment, expose celle qui a été ministre des Relations internationales et de la Francophonie, ministre responsable de la Condition féminine.
En 2025, Mme Biron s’est vue confier l’Enseignement supérieur et Mme Fréchette lui a de nouveau attribué la Condition féminine, à son arrivée comme première ministre en avril.
Elle rappelle avoir mis en place avec son équipe le premier plan stratégique d’accès à l’avortement au Québec.
Le gouvernement caquiste a fait de gros efforts pour mieux protéger les femmes et pour contrer la violence envers elles, avec la Loi de Clare notamment.
« J’ai encore du travail à faire », lance-t-elle, espérant de tout cœur que les citoyens lui accordent à nouveau leur confiance.
S’engager pour les femmes
Dans la course à la chefferie de la CAQ, Martine Biron a vite accordé son appui à Christine Fréchette, un choix dont elle est très fière.
La députée sortante rappelle que les femmes représentent la moitié de la population, et qu’elles doivent être encouragées à s’engager et à élever la voix.
« Alors les femmes en forme et qui ont de l’expérience, il faut y aller (en politique), plaide la députée sortante [...] Je me dis que si on n’est pas là, nous, les femmes, aux côtés d’une femme compétente et forte, je pense que je suis en train d’être du mauvais côté de l’histoire. »
Moins de calculs politiques
Mme Biron a beaucoup de respect pour François Legault, un grand politicien qui a accompli énormément pour le Québec et qui a mis cette troisième voie que représente la CAQ sur les rails, estime-t-elle.
« Mais on est de son temps aussi [...] Et pour moi Christine, c’est plus de compétence et moins de calculs politiques. »
Le projet de troisième lien tel que proposé par Mme Fréchette, avec la participation du privé, lui sourit également.
La députée affirme qu’elle entend parler de ce projet à tous les jours. J’objecte que le bien-fondé n’a cependant pas été démontré.
Espérons qu’on parlera de bien d’autres enjeux durant la campagne, comme le coût de la vie. Elle en a aussi l’intention.
Dans le comté, Martine Biron affrontera Serge Bonin, du PQ, Dominique Dumas du PCQ et Stéphane Clavet du PLQ.
.png)
1 week ago
4


















Bengali (BD) ·
English (US) ·