OTTAWA | Le ministre fédéral de la Justice, Sean Fraser, a présenté ses excuses à Christine Fréchette avant sa première rencontre avec Mark Carney à Ottawa, après qu’il a affirmé son intention de baliser la clause dérogatoire dans une entrevue avec la CBC.
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« Alors, il y a eu des excuses qui ont été exprimées par le fédéral [...] sur la mécompréhension de ce matin sur la clause dérogatoire », a déclaré la première ministre en mêlée de presse au Parlement.
« Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir. J’ai été rassurée par monsieur Carney. Il n’y a pas de volonté de sa part, de monsieur Carney, de modifier ou d’encadrer la clause dérogatoire. »
Avant la rencontre, M. Fraser a envoyé un texto à l’équipe de Mme Fréchette pour offrir ses excuses concernant le malentendu et pour réaffirmer les bons liens entre Québec et Ottawa.
Une déclaration prise « hors contexte »
Cette « mécompréhension » trouve son origine dans une entrevue accordée par le ministre Fraser à la CBC pour le 44e anniversaire de la Constitution de 1982.
M. Fraser y évoque l’idée de baliser l’utilisation de la clause de dérogation, qui a permis à Québec, entre autres, de mettre en application la Loi sur la laïcité de l’État dès son adoption.
« Nous allons faire tout ce que nous pouvons pour protéger la Constitution et préserver la capacité des Canadiens de vivre librement dans ce pays, avec toute la protection que la Charte est censée offrir », a déclaré le ministre à la CBC.
« C’est hors de question ! »
La levée de boucliers n’avait pas tardé.
« La réponse est “Non ! C’est hors de question !” », a publié la nouvelle cheffe caquiste sur les réseaux sociaux depuis son véhicule de service, en route vers la capitale fédérale et à environ une heure de sa rencontre avec M. Carney.
À peine débarquée de son véhicule de fonction, la première ministre a martelé qu’il ne fallait pas « toucher à cette clause dérogatoire ».
J’ai pris connaissance de la volonté du ministre Fraser d’encadrer juridiquement l’utilisation de la clause dérogatoire.
La réponse est « Non ! C’est hors de question ! » Je me battrai bec et ongle pour défendre l’utilisation de cette clause. Cet outil important nous permet…
« C’est un outil important pour le Québec, pour notre nation », a-t-elle lâché avant d’entrer dans l’édifice de l’Ouest du Parlement d’Ottawa et de prendre l’ascenseur pour rejoindre Mark Carney dans son bureau.
Bernard Drainville n’avait pas tardé à appuyer son ancienne adversaire dans la course à la succession de François Legault.
« La réponse c’est NON ! », a-t-il écrit sur X.
Il s’agit d’un aller-retour rapide pour Mme Fréchette, qui prendra la direction de Laval immédiatement après la réunion.
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1 week ago
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