Le maire de Roberval, Jean-François Boily, souhaite profiter de la campagne provinciale pour obtenir davantage de soutien gouvernemental en matière de logement abordable, d’itinérance et d’infrastructures municipales. Il veut également poursuivre le développement de l’aéroport de Roberval, notamment dans le secteur de la défense.
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Après Saguenay, Alma et Saint-Félicien, TVA Nouvelles poursuit sa tournée des priorités municipales à Roberval. À la tête d’une ville dont le budget annuel s’élève à environ 25 millions de dollars, Jean-François Boily estime que les programmes gouvernementaux devraient mieux tenir compte de la capacité financière des petites municipalités.
Une contribution municipale jugée trop élevée
Le logement abordable figure au sommet de ses priorités. Selon le maire, la construction de nouvelles unités pourrait également contribuer à répondre à l’itinérance, une réalité avec laquelle Roberval doit maintenant composer.
« À Roberval, c’est tout ce qui concerne le logement abordable et l’aide à son financement qui, éventuellement, aidera à répondre à la crise de l’itinérance. Nous sommes une petite ville avec peu de budget. Nous avons besoin de l’aide du gouvernement », affirme-t-il.
Jean-François Boily soutient que certains programmes gouvernementaux exigent une contribution municipale pouvant atteindre 20 % de la valeur des projets. Cette participation peut notamment prendre la forme d’un don de terrain ou d’un crédit de taxes.
« Pour une municipalité comme Roberval, qui a un budget annuel de 25 millions de dollars, mettre 20 %, ça ampute beaucoup nos moyens. Ce que nous demandons, c’est une diminution de ces critères pour nous permettre de créer davantage de logements abordables sans amputer nos finances », explique le maire.
L’itinérance gagne du terrain
La Ville souhaite également obtenir davantage de soutien pour intervenir auprès des personnes en situation d’itinérance.
« L’itinérance est une réalité à laquelle on aura de plus en plus à faire face. Pour une petite municipalité, on a moins de budget que les grandes villes, donc ça demande énormément d’énergie. On a besoin d’un coup de main du gouvernement », souligne Jean-François Boily.
Le maire estime que les ressources financières limitées de Roberval compliquent la réponse municipale à cet enjeu. Il considère le gouvernement provincial comme le principal partenaire vers lequel la Ville peut se tourner.
Des conduites vieillissantes
Les infrastructures souterraines représentent une autre priorité. Roberval poursuit depuis plusieurs décennies la séparation de ses réseaux pluvial et sanitaire, mais le maire juge insuffisantes les sommes disponibles pour réaliser les travaux.
« Cela fait 50 ans qu’on sépare le réseau pluvial du sanitaire. On continue de le faire, mais, quand on se tourne vers le gouvernement, on nous dit de prendre la TEC. Clairement, ce n’est pas suffisant. Chez nous, notre TEC est dépensée en 10 minutes ! », lance-t-il.
Les fortes pluies de l’été ont également provoqué des refoulements à Roberval. Jean-François Boily précise que les conséquences ont été moins importantes qu’à Saint-Félicien, mais que la situation illustre la vulnérabilité des infrastructures vieillissantes.
« Nos tuyaux sont vieillissants. Nous avons encore eu des problèmes de refoulement avec les fortes pluies de l’été. C’était moins grave qu’à Saint-Félicien, mais cela demeure un enjeu pour les petites villes comme la nôtre », ajoute-t-il.
Développer l’aéroport grâce au secteur de la défense
Le maire souhaite par ailleurs relancer le développement de l’aéroport de Roberval. Il propose d’examiner la possibilité d’y attirer des entreprises liées au secteur de la défense avec l’appui des gouvernements provincial et fédéral.
« Nous avons aussi notre aéroport. Nous voulons le développer et cela fait longtemps qu’on en parle. Nous avons beaucoup d’infrastructures à l’aéroport. Est-ce que ce pourrait être dans le secteur de la défense, avec de l’aide gouvernementale provinciale et fédérale pour attirer des entreprises ? », demande-t-il.
Jean-François Boily souhaite que Roberval puisse travailler en complémentarité avec Saguenay, qui s’intéresse également à cette filière.
« On sait que Saguenay travaille là-dessus. Est-ce que Roberval pourrait devenir le petit frère de Saguenay ? On aimerait bien ça », affirme-t-il.
Roberval se considère comme une ville centrale
Le maire rappelle également que plusieurs services relevant du gouvernement du Québec sont établis à Roberval, notamment l’hôpital, le palais de justice, la Société de l’assurance automobile du Québec et le bureau du Forestier en chef.
« On a beaucoup d’endroits où le gouvernement provincial est présent à Roberval. C’est pour cela que je dis que nous sommes une pièce centrale dans la campagne électorale », soutient-il.
Vingt-cinq questions pour les candidats
La campagne provinciale présente aussi une particularité locale : l’ancien maire de Roberval, Serge Bergeron, est candidat pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription.
Jean-François Boily reconnaît que son prédécesseur connaît les dossiers municipaux, mais affirme que leurs orientations diffèrent.
« L’ancien maire de Roberval connaît les enjeux. Est-ce qu’il a les mêmes orientations ou la même vision que moi présentement ? Non, je ne pense pas », répond-il.
Le maire prévoit rencontrer les candidats locaux et leur soumettre une liste de 25 questions sur les priorités de Roberval.
« Je lui ai dit de venir me rencontrer. J’ai 25 questions pour les candidats locaux et j’entendrai ce qu’ils auront à dire. J’assure que je travaillerai avec la personne qui sera élue le 5 octobre, peu importe le parti politique », conclut Jean-François Boily.
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1 week ago
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