Les Tanguy, plus nombreux que jamais, selon une étude de Statistiques Canada

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OTTAWA | Les milléniaux sont deux fois plus nombreux à habiter chez leurs parents que ne l’étaient les bébé-boumeurs au même âge, selon une nouvelle étude de Statistique Canada publiée mercredi.

Les membres de la génération Y, âgés de 25 à 39 ans, qui vivaient sous le même toit qu’un de leur parent s’élevaient à 16,3 %, en 2021.

Une proportion deux fois plus élevée que les bébé-boumeurs en 1991, soit 8,2 %.

Ce phénomène touche particulièrement les grandes villes, où le coût du logement a explosé au cours des dernières décennies.

À Toronto, par exemple, 11,3 % des bébé-boumeurs habitaient encore à la maison en 1991, alors qu’aujourd’hui, plus de 26 % des milléniaux se trouvent dans cette situation.

Dans une moindre mesure, la même tendance touche Montréal (de 9 % à 15 %).

Sans surprise, le coût du logement est l’un des principaux facteurs qui incitent ces adultes, surnommés « Tanguy » depuis le film sur le phénomène sorti en 2001, à rester plus longtemps à la maison.

film - tanguy avec André Dussolier

film - tanguy avec André Dussolier

Bien que les coûts d’acquisition et de location se soient stabilisés après l’effervescence pandémique, la crise du logement demeure une priorité névralgique pour l’ensemble des instances gouvernementales.

Moins de propriétaires

Après la prise en compte de ceux qui vivaient avec leurs parents, les milléniaux sont, de loin, ceux qui accèdent le moins à la propriété.

À âge égal, moins de la moitié des millénariaux (49,9 %) possèdent leur logement, contre 56 % pour les membres de la génération X et les bébé-boumeurs.

Statistique Canada a utilisé les données des recensements de 1991, 2006 et 2021 pour comparer les personnes de la génération Y (nées entre 1981 et 1996), celles de la génération X (nées entre 1965 et 1980) et les bébé-boumeurs (nés entre 1946 et 1964).

Le type de propriété détenu par les différentes générations a aussi évolué au fil du temps. Les milléniaux sont de moins en moins propriétaires de maisons unifamiliales dans les grandes villes, d’un bout à l’autre du pays.

D’autres facteurs

Le coût du logement n’est pas l’unique facteur poussant les milléniaux à demeurer chez leurs parents.

La génération Y étudie plus longtemps et fonde une famille plus tard dans la vie.

Les mutations démographiques expliquent également, en grande partie, cette tendance.

Parmi les milléniaux racisés nés au Canada, près de 40 % habitaient avec leurs parents, contre seulement 14 % pour les personnes non racisées et non autochtones, peut-on lire dans le rapport.

Pourcentage de Canadiens vivant avec au moins un parent, selon les régions. 

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