Les vols dans les épiceries coûtent très cher aux différentes bannières canadiennes.
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Celles-ci se font dérober pour près de 10 milliards de dollars chaque année, selon une estimation du Conseil canadien de commerce de détail.
« On parle de 2000 dollars de produits alimentaires volés par jour par épicerie au Canada. C’est énorme », a illustré le spécialiste de l’industrie agroalimentaire, Sylvain Charlebois, en entrevue à LCN.
Plusieurs facteurs expliquent ce fléau du vol à l’étalage à l’épicerie, notamment la forte inflation alimentaire des dernières années, ou encore l’arrivée des caisses à libre-service.
« Le plus gros problème, c’est le crime organisé. Bien sûr, on entend parler souvent, pas juste au Québec, mais partout au Canada, des gros vols de centaines de milliers de dollars. Le cumul de tous ces vols-là fait en sorte que c’est un véritable problème », soutient M. Charlebois.
Les marges des épiceries demeurent très minces, rappelle l’expert.
« De plus en plus, les épiciers ne veulent plus ouvrir des magasins dans les centres-villes, par exemple, où il y a beaucoup d’itinérance et de drogues », mentionne-t-il.
« C’est pour ça que de plus en plus, on voit des gardiens habillés en civil qui se promènent dans les magasins, des caméras, etc. Moi, je m’attends à ce qu’on en voit de plus en plus », ajoute le professeur invité à l’Université McGill.
Retour du balancier ?
Le vol à l’épicerie peut parfois être banalisé par certains citoyens en raison de la perception des consommateurs face aux grandes bannières.
« Il y a eu l’histoire des pesées de viande. On devrait s’assurer que les pesées de viande sont bien réglées aussi pour ne pas flouer les consommateurs. Alors d’un côté, on sympathise avec les épiciers, mais d’un autre, il y a toujours une histoire qui nous rappelle que parfois les épiciers peuvent faire mieux », affirme le spécialiste de l’industrie agroalimentaire.
Ce dernier rappelle d’ailleurs que ce sont les consommateurs, en fin de compte, qui payent le prix de ces vols à l’épicerie.
Quant aux groupes militants qui volent de la nourriture pour les redonner aux banques alimentaires, cette technique est inefficace, croit l’expert.
« Ce sont peut-être des groupes qui veulent bien faire, mais dans le fond, c’est tout le monde qui paye. C’est mieux de laisser les bannières gérer leur inventaire et s’ils ont un surplus d’inventaire, souvent ça se ramasse justement aux banques alimentaires », argumente Sylvain Charlebois.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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