Les enragés du volant, calmez-vous!

1 week ago 7

Les corps policiers québécois observent ces dernières années une augmentation des cas de rage au volant, et c’est sans compter que de nombreux cas ne sont jamais déclarés, tel celui que j’ai vécu récemment.

Par un beau dimanche de la fin mars, je me rendais à quelques minutes de chez moi. Je n’étais pas en retard, j’étais de bonne humeur, il faisait beau, et la vie était belle.

C’était jusqu’à ce que ma route croise celle d’un barbu à casquette visiblement de très mauvais poil qui, lui, était plus que pressé d’aller faire ses commissions chez Walmart.

À une intersection très achalandée se trouvent depuis peu de temps quatre arrêts obligatoires. Le barbu a jugé que c’était à son tour de passer, et pas le mien. Alors il est devenu enragé, et il a décidé de me le signifier très clairement. Alors que je passais à ses côtés, il a fait mine de venir percuter ma voiture avec son véhicule utilitaire sport rouge foncé.

Il s’est arrêté à quelques millimètres de mon véhicule – je n’exagère pas – sous mon regard médusé. Mon cœur s’est arrêté sous l’effet de la surprise et de la peur. Je n’en revenais pas d’une telle violence !

Risques importants

Le gars avait peut-être raison, même si j’avais évalué le contraire en toute bonne foi. À cette intersection, où je passe tous les jours, les automobilistes sont souvent confus quant à savoir qui a la priorité. Plusieurs véhicules arrivent de tous bords tous côtés et la courtoisie est de mise.

Heureusement, j’étais seule dans la voiture. Il n’y avait ni bébé, ni enfant ou chien sur la banquette arrière. L’enragé au volant n’avait cependant aucun moyen de le savoir et a choisi de prendre le risque de me causer des blessures, ainsi qu’à autrui.

Bien sûr que, dans les quelques secondes où tout ça s’est passé, j’ai peut-être mal évalué la seconde d’arrivée du barbu à casquette par rapport à la mienne. C’est possible. Mais était-ce si frustrant ? Certainement pas.

Gérer son stress

Si j’ai décidé de raconter cette histoire, c’est que les cas de rage au volant sont en constante augmentation depuis la pandémie et causent des traumatismes.

Il faut continuer de s’en préoccuper. Nous en avons tous vécu, et un seul cas est un cas de trop. Ce n’est pas normal.

Dans notre monde où tout va vite, trop de gens sont pressés, stressés, frustrés. Ce faisant, ils risquent de devenir de véritables bombes à retardement au volant. Comme derrière leur écran, ils ont une impression d’anonymat, et se sentent intouchables.

Ça n’a aucun bon sens que des enragés et/ou frustrés ne sachent pas mieux se contrôler. Ça n’a pas plus de sens qu’ils s’autorisent ainsi à jouer avec la sécurité et/ou la vie des gens parce qu’ils ne savent pas se maîtriser.

Dans certains cas, les conséquences sont extrêmement graves pour les victimes, et les auteurs de ces actes de rage au volant finissent en prison.

Il n’y aura jamais assez de campagnes de sensibilisation. Mais avant tout, avant de prendre le volant, chacun devrait apprendre à respirer, à mieux gérer son temps et à contrôler sa colère, avec l’aide de professionnels au besoin.

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