Gage de succès lors des élections de 2024, la présence de Trump aux événements de campagne des différents candidats républicains semble moins souhaitée que jamais, croit le collaborateur de TVA Nouvelles en politique internationale Stéphan Bureau.
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En deux ans, le politicien serait donc passé de porte-bonheur à porte-malheur.
De plus en plus de membres du parti critiquent la guerre en Iran lancée par le président américain, ou tentent le plus possible de se dissocier de leur leader.
Dans une publicité électorale, le candidat républicain du Michigan Mike Rogers a été vu arpentant les allées d’une épicerie afin de parler du coût de la vie et réclamer la fin du conflit au Moyen-Orient.
« Dans une campagne électorale, la faim, f-a-i-m dans ce cas-ci, justifie les moyens et il n’y a pas de doute parce qu’il y a des Américains qui ont faim, comme il y a des Québécois qui ont faim. L’inflation a changé la donne depuis quelques années et ce n’est pas banal. Et aujourd’hui, tu as un républicain qui dit à son patron : c’est fini la guerre, il faut arrêter », souligne M. Bureau.
Ce dernier croit d’ailleurs qu’on risque de voir bien d’autres républicains tenir le même genre de propos.
« Déjà, c’est très clair qu’il y a des républicains qui prennent leurs distances. Il y a deux choses : c’est d’attaquer le patron ou de le tenir à distance et de ne pas rappeler que c’est ton ami ou que tu l’as déjà fréquenté », mentionne le collaborateur de TVA Nouvelles.
Stéphan Bureau rappelle qu’il s’agit d’un important revirement de situation en peu de temps pour Donald Trump.
« Dans un cycle électoral pas si lointain, en 2024, plusieurs voulaient s’associer à Trump parce qu’il avait le vent dans les voiles et que c’était payant. Et plusieurs de ceux qui ont été bénis par le président aujourd’hui disent : “ne viens pas si ce n’est pas nécessaire, le carburant est cher, ne prends pas l’avion, reste à la maison” », ironise-t-il.
Pour voir l’analyse complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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