La grève des agents de bord de WestJet a officiellement commencé dans la nuit de samedi à dimanche.
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Les 4700 employés représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont entamé leur débrayage à 2h du matin, heure du Québec.
« Nous avons tenté jusqu’à la toute dernière minute d’obtenir une entente équitable qui reconnaît la valeur du travail accompli par le personnel de cabine. L’offre de WestJet était insuffisante. Nous sommes en grève parce que nous sommes convaincus de mériter mieux », a déclaré la présidente du syndicat, Alia Hussain, par voie de communiqué.
Vols annulés
En date de dimanche matin, 309 vols ont été annulés par WestJet en réaction à l’avis de grève de ses agents de bord.
À l’Aéroport international Montréal-Trudeau, la majorité des départs et des arrivées de vols de WestJet prévus dimanche et lundi, soit une vingtaine, ont été annulés.
Trois vols, une arrivée et deux départs, ont pour leur part été annulés à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec.
Le transporteur aérien précise que les vols de sa branche WestJet Encore, qui utilise des appareils Q400, continuent d’être exploités normalement.
« Nous regrettons profondément les répercussions que cette situation a sur les projets de voyage de nos invités. Notre priorité demeure de parvenir à une entente », a déclaré la compagnie aérienne sur ses réseaux sociaux.
Les clients touchés par les annulations seront remboursés, assure WestJet. La compagnie aidera également les passagers à tenter de trouver un nouveau vol.
Loi spéciale ?
Le syndicat se dit toujours ouvert à la négociation et est prêt à poursuivre les discussions avec l’employeur pour en venir à une entente.
L’enjeu du travail non rémunéré est l’un des principaux points d’achoppement entre les deux parties.
WestJet estime que sa plus récente proposition « répond aux priorités du syndicat en matière de rémunération en faisant de WestJet la seule ligne aérienne au Canada à offrir un taux horaire couvrant les heures travaillées avant et après les vols, en plus d’une augmentation salariale à deux chiffres dès la première année ».
Le SCFP, pour sa part, est d’avis que la partie patronale n’a pas pris au sérieux les préoccupations des agents de bord lors des 11 mois de négociations.
L’organisation syndicale demande à Ottawa de ne pas imposer de loi spéciale pour forcer le retour au travail des employés de WestJet.
« Nous espérons que le gouvernement fédéral n’interviendra pas et laissera le processus de négociation suivre son cours », affirme Alia Hussain.
La possibilité de voir Ottawa imposer une loi spéciale, comme il l’avait fait pour Air Canada en août 2025, est moins probable cette fois-ci, selon Mehran Ebrahimi, directeur de l’observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile à l’UQAM.
« WestJet n’a pas la même taille, la même importance dans notre ciel – même si c’est notre deuxième compagnie – qu’Air Canada. Et on a beaucoup reproché au gouvernement fédéral d’intervenir », a déclaré l’expert en entrevue à LCN.
La présidente du syndicat des agents de bord doit s’adresser aux médias vers 10h dimanche matin.
Plusieurs passagers inquiets
Le conflit de travail chez WestJet fait sans surprise grimper le nombre de demandes auprès des agents de voyage et des organismes qui viennent en aide aux voyageurs.
« On a beaucoup de demandes aujourd’hui pour tout ce qui est l’immigration post-voyage, mais on a aussi beaucoup de demandes pour notre assistant virtuel, la paix d’esprit que les gens achètent en amont, qui permet vraiment de suivre les voyageurs et d’aller chercher ces remboursements-là et ces indemnisations-là en temps réel », mentionne Jacob Charbonneau, président de volenretard.ca.
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