Ils étaient nombreux à se buter aux comptoirs vides de WestJet à l’aéroport de Montréal en raison de la grève des agents de bord, qui a forcé l’annulation de plusieurs vols dimanche.
Voyage en amoureux gâché
Les vacances en amoureux de Sophie Côté et de son conjoint ont été complètement gâchées. Ils devaient partir pour la première fois en République dominicaine, à Samana, mais leur vol a été annulé, et aucune solution ne leur a été suggérée.
« Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’ampleur de mes sentiments », s’attriste-t-elle après n’avoir dormi qu’une heure dans les 24 dernières.
Elle et son conjoint ont fait le trajet en autocar de Sherbrooke, en Estrie, pour se rendre à l’aéroport de Montréal cette nuit.
Ils ont finalement fait une croix sur ce voyage qu’ils attendaient depuis si longtemps en fin d’après-midi. Le couple a quitté les lieux avec un bon d’hébergement de 250 $ pour un hôtel et trois chèques-cadeaux de 30 $ pour les restaurants dans l’aéroport, ne sachant toujours pas comment il allait parvenir à se faire rembourser.
Leur fille enceinte les attendait
Thérèse Leduc et son conjoint, Robert Paquette, allaient visiter leur fille à Whitehorse, au Yukon. Mais, puisqu’il n’y a aucun vol direct entre Montréal et leur destination, ils devaient faire une escale à Calgary et prendre un vol avec une autre compagnie aérienne pour le reste du trajet.
Or, l’annulation du premier vol de WestJet fera en sorte qu’ils manqueront leur deuxième au départ de Calgary.
« Tout est chamboulé. C’est stressant », souffle M. Paquette.
Ils avaient aussi planifié leur vol de façon à ce que leur arrivée à Whitehorse coïncide avec le moment où leur fille – qui est enceinte – devait conduire l’un de ses proches à l’aéroport, situé à plusieurs centaines de kilomètres de chez elle.
Mme Leduc a, de son côté, passé quatre heures au téléphone pour tenter de parler à un employé de WestJet. Sans succès, elle a raccroché sans avoir parlé à personne.
« Il y a de quoi être fâché », plaide-t-elle.
« Ils nous tiennent en otage »
Un couple qui devait se rendre à Cancun, au Mexique, critique la gestion de WestJet face à cette crise. Selon Samantha Picard et Francis Poulin, la compagnie aérienne aurait pu leur offrir des options pour modifier leur voyage avant le déclenchement de la grève.
« Ils nous tiennent en otage parce qu’ils attendent à la dernière minute pour réagir », fustige M. Poulin derrière son chariot rempli de valises.
Le couple dit vivre dans l’incertitude depuis le 15 juillet, date à laquelle il a été informé du risque d’un conflit de travail.
Aujourd’hui, Mme Picard et M. Poulin n’ont plus que deux options : soit trouver un autre vol à la dernière minute – au risque de payer le double du prix –, soit rebrousser chemin et retourner à la maison avec leurs bagages.
« Il n’y a pas de service, c’est fâchant », lance Mme Picard.
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1 day ago
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