Quelques minutes après le coup d’envoi du dernier concert du Festival d’été 2026, la tête d’affiche du jour a tenu à mettre les choses au clair : « Je m’appelle Jason Jelly Roll Deford et c’est officiellement le plus grand concert que j’aie jamais donné dans ce pays. »
Il s’est tout de suite repris. « C’est peut-être même l’un des plus grands concerts de ma vie », a lancé celui qui fait pourtant des stades aux États-Unis.
De tous les artistes venus d’ailleurs qui ont défilé sur les plaines d’Abraham au cours des onze derniers jours, Jelly Roll est certainement celui qui a plus savouré l’accueil du public québécois. Il fallait le voir sourire, rire, s’incliner en signe de respect et sauter comme un gamin, les yeux ronds comme des deux dollars, en recevant les « olé, olé, olé » et les acclamations d’une foule entièrement conquise.
Plus d’un an après une première escale au Centre Vidéotron, Québec peut désormais se targuer d’être un château-fort pour cet attachant chanteur country aux influences rock, pop et hip-hop, ex-criminel qui trouve maintenant le salut dans sa foi en Dieu.
Détour à l’église
L’improbable vedette de 41 ans a d’ailleurs rapidement mis de l’avant son tortueux parcours de vie. Accompagné de six musiciens et trois choristes, il a lancé le concert avec l’irrésistible Hands Up, qui évoque ses nombreux séjours en prison durant sa jeunesse.
Il nous a ensuite invités à le suivre à l’église – décor ecclésiastique à l’appui - dans une convaincante reprise de Hard Fought Alleluia, titre de Brandon Lake.
Jelly Roll a même adopté quelques fois le ton d’un prédicateur, notamment après avoir chanté Halfway To Hell. « Je fais de la vraie musique pour des gens authentiques qui ont de vrais problèmes. Je crois que la musique est une thérapie. Je crois que la musique est magique. Je crois que la musique est un remède. »
Des reprises qui frappent fort
Un remède ? Dimanche soir, elle était l’étincelle qui a mis le feu aux Plaines, surtout quand Jelly Roll, fidèle à sa réputation, a enchaîné les reprises de succès populaires.
I Want It That Way, étonnant emprunt aux Backstreet Boys, a réveillé la chorale des Plaines, tandis que son hommage au regretté Avicii sur Wake Me Up a transformé le site en plancher de danse.
« C’est le public le plus fou que je n’ai jamais vu de ma fucking vie », s’est exclamé Jelly Roll, épaté par l’enthousiasme des Québécois.
Pour les récompenser, celui dont on pouvait difficilement douter qu’il chantait pour vrai, contrairement à d’autres têtes d’affiche, a offert une furieusement rock Bottle and Mary Jane, titre de l’album A Beautiful Disaster qui l’a propulsé au firmament en 2020. Il a ensuite chanté son plus grand succès, I Am Not Okay, pour des Plaines illuminées par des milliers de téléphones cellulaires.
Enfin, onze jours après la convaincante performance de la festivalière Dylane avec Limp Bizkit, le FEQ a pris fin au son de Save Me, jouée à la guitare par un certain Nicolas de Québec, sélectionné dans la première rangée du parterre.
La boucle de ce festival était bouclée. Et de belle façon.
.png)
21 hours ago
14
















Bengali (BD) ·
English (US) ·