Le Canadien n’a jamais réglé l’un des problèmes qui l’a affecté durant toute la saison, les mauvaises pénalités. Comme celles dont l’équipe a écopé face au Lightning de Tampa Bay, dimanche, et qui ont permis à ce dernier de trouver son rythme dans un match jusque-là contrôlé par les joueurs de Montréal.
• À lire aussi : Lâchez les arbitres, ils sont tous pourris
• À lire aussi : VIDÉO | Martin Matte « cuisine » les joueurs de Tampa Bay
En saison régulière, le CH a été la quatrième équipe la plus punie de la ligue, avec 350 pénalités. Ce fut un sujet de discussion récurrent. Et ce, sans jouer un style très physique, au contraire.
Dimanche, le Canadien a pris sept punitions. C’est énorme, parce que c’est du temps que tu donnes à l’adversaire pour revenir dans la rencontre.
Surtout contre une équipe qui mise sur un bon avantage numérique et sur un gars s’appelant Nikita Kucherov, qui fait environ 130 points par saison, dont une grande partie à cinq contre quatre.
Prendre des touches
Je n’ai pas détesté la punition pour avoir donné de la bande dont a écopé Josh Anderson aux dépens de Ryan McDonagh, en deuxième période.
Ce que je déplore, ce sont les bâtons élevés, notamment.
• À lire aussi : Coup sur Corey Perry : Jayden Struble aurait-il dû être chassé pour quatre minutes ?
• À lire aussi : Quoi qu’en disent les joueurs du Canadien, la mise en échec sur Juraj Slafkovsky a tout changé
Ils donnent des répétitions aux joueurs du Lightning, ils leur offrent l’occasion de prendre des touches. Et prendre des touches, c’est important. On se souvient : c’est le discours que répétait Martin St-Louis, l’an dernier, quand il voulait lancer Juraj Slafkovsky.
Il fallait que Slafkovsky prenne des touches.
Dans un match physique, dur comme celui de dimanche, les mauvaises punitions dont ont écopé certains joueurs du Canadien – je pense notamment à Mike Matheson – ont permis au Lightning de bien se sentir sur la glace.
J’ai déjà écopé de toutes les punitions dans le livre. Je me souviens encore du jour où, au New Jersey, Lindy Ruff m’attendait dans les coursives après l’échauffement pour me dire que j’étais rayé de la formation.
La veille, j’avais pourtant marqué un gros but, mais aussi écopé de deux ou trois punitions.
Sur le coup, j’étais en furie. J’avais ma famille dans les estrades.... Disons que certaines leçons s’apprennent à la dure.
C’est un peu tard
Je ne veux pas jeter uniquement le blâme sur Martin St-Louis, mais c’est le type d’enjeux qui aurait dû être réglé en saison régulière.
Si tu ne fais jamais ton lit le matin et que personne ne te reproche de ne jamais faire ton lit, il risque de rester défait. Même si, quand tu vas à l’hôtel, tu vois bien que le lit est fait et que ce n’est pas normal que ta propre chambre reste en désordre.
Maintenant, il est un peu tard pour punir des joueurs en les envoyant regarder un match du haut de la galerie de presse.
Le Canadien ne peut pas vraiment se priver d’un Matheson, par exemple, qui, lorsqu’il n’est pas au banc des punitions, joue de grosses minutes pour l’équipe.
C’est sûr que les joueurs le savent, qu’ils en parlent entre eux.
Il faudra trouver un moyen pour que le message passe, par contre, car ç’a changé l’allure du match, dans la défaite de dimanche. Le Lightning, il a une belle équipe, qui est capable d’effectuer le travail.
Il ne faut pas lui donner des occasions supplémentaires (et inutiles) de le prouver.
• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
– Propos recueillis par Jessica Lapinski
.png)
2 weeks ago
4

















Bengali (BD) ·
English (US) ·