C’est le sujet de l’heure à Buffalo. Est-ce que les partisans des Sabres garderont leurs billets ou les vendront-ils 10 fois plus cher aux partisans des Canadiens qui sont prêts à payer « des montants stupides » ?
Une campagne de mobilisation est lancée sur les réseaux sociaux : « Ne vendez pas vos billets ! ».
Le prix de vente officiel d’un bon billet pour cette deuxième ronde, à Buffalo, c’est environ 160 $. En revente, ça se vend entre 600 et 1200 $ par billet.
Si tu veux changer de barbecue, disons que ça tombe bien.
Et c’est le dilemme des gens à Buffalo.
Si plusieurs partisans sont crinqués pour empêcher une marée de chandails rouges à Buffalo, d’autres sont résignés.
« Moi, j’ai déjà revendu mes billets. C’était déjà très cher pour moi au prix officiel ».
Vendre son âme au diable bleu, blanc, rouge
Pour plusieurs, c’est une trahison de vouloir faire de l’argent en accueillant les partisans adverses. Comme un pacte avec l’ennemi.
Le défenseur étoile des Sabres, Rasmus Dahlin, en avait même parlé publiquement en février dernier après un match contre le Canadien où on se sentait quasiment au Centre Bell.
« Je ne veux pas voir autant de chandails rouges dans le futur », avait-il lancé après avoir entendu « Go ! Habs ! Go ! » durant toute la soirée dans son aréna.
C’était le même refrain qu’à l’aube de cette série. Les détenteurs de billets de saison décident de les vendre pour les matchs contre Montréal ou Toronto afin de faire la piastre.
Ainsi, il ne faudra pas s’étonner si les partisans du Canadien enterrent ceux des Sabres à Buffalo.
C’est l’histoire des Sabres
Et ce n’est pas étonnant quand on comprend l’histoire des Sabres, qui est la plus canadienne des équipes américaines.
À commencer par le Tim Hortons à côté de l’aréna.
L’implantation d’une équipe à Buffalo en 1970 était directement liée au fait que c’était à cinq minutes du Canada.
La ligue et le premier propriétaire de l’équipe, Seymour H. Knox III, savaient qu’une bonne partie des amateurs qui allaient venir à l’aréna allait être des Canadiens.
D’ailleurs, chez les Britanniques, le mot sabre s’écrit de la même façon en anglais. Aux États-Unis, on écrit plutôt saber.
Ça devrait donc être les Sabers de Buffalo. Mais non, ils les ont nommés les Sabres pour respecter le vieil anglais des Canadiens qui allaient venir encourager l’équipe. C’est pour la même raison qu’on y chante l’hymne national canadien avant chaque match.
Avec une population de moins de 300 000 habitants (1 million dans l’aire urbaine) et une croissance lente, Buffalo n’est pas une ville bien plus grosse que Québec. Sans les Canadiens, jamais une équipe ne pourrait survivre à Buffalo, à mon avis.
Bref, tout ça risque d’amener beaucoup d’épices pour les matchs à Buffalo, comme sur leurs ailes de poulet.
Je vais aller voir ça. J’embarque dans ma voiture et je file. Je vous raconterai tout ça.
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1 week ago
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