Le Liban et Israël ont conclu vendredi un accord-cadre visant une « paix durable » au Moyen-Orient. Si cette entente marque une avancée importante, plusieurs obstacles demeurent, notamment le rôle du Hezbollah et les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran.
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Selon l’analyste politique Georges Mercier, le principal obstacle à une normalisation des relations entre Israël et le Liban demeure le Hezbollah, un groupe militant soutenu par l’Iran, considéré comme une organisation terroriste par plusieurs pays et fortement implanté dans le sud du Liban.
« Le Hezbollah, encore une fois, ne signe pas cet accord-là. Le Hezbollah n’arrête pas d’attaquer Israël, ils envoient des roquettes sur le nord, ce qui implique qu’il y a des populations israéliennes qui sont déplacées. Évidemment, le gouvernement israélien ne peut pas tolérer ça. Donc ils ont lancé une offensive contre le Hezbollah », a expliqué M. Mercier sur les ondes de LCN, samedi.
Selon lui, les affrontements ont mis en évidence l’incapacité du gouvernement libanais à désarmer le groupe, ce qui explique la présence de l’armée israélienne dans certaines portions du sud du Liban.
« L’accord qu’on a passé [vendredi], il est intéressant parce qu’il prévoit à terme que l’armée libanaise remplace l’armée israélienne dans ces endroits-là pour mieux contrôler le Hezbollah », a-t-il souligné.
Si cette transition se concrétise, l’accord pourrait avoir une portée importante, estime l’analyste.
« Le grand problème dans les relations entre Israël et le Liban, c’est la présence de ce groupe-là qui déstabilise les Libanais, qui déstabilise le Liban. Si on parvient à s’entendre, ça pourrait mener à terme à une pacification des conflits. Évidemment, le Hezbollah rejette l’accord parce qu’il rejette systématiquement les accords », a-t-il toutefois indiqué.
Washington veut préserver l’accord
Parallèlement, les tensions entre Washington et Téhéran ont de nouveau grimpé après que l’Iran a visé des cibles américaines dans la région du Golfe en réponse aux frappes menées plus tôt vendredi par les États-Unis.
AFP
Des bateaux ancrés au large de la péninsule de Musandam, au nord d’Oman, près du détroit d’Ormuz, le 27 juin 2026. L'Iran a lancé des attaques contre des sites américains dans le Golfe en réponse aux frappes américaines sur le pays, ont indiqué les médias d'État le 27 juin, après que Washington eut accusé Téhéran d'avoir attaqué l'un de ses cargos dans le détroit d'Ormuz.
Pour Georges Mercier, la réaction de la Maison-Blanche est particulièrement révélatrice.
« Si ça s’était produit il y a une semaine, il y a deux semaines, si les Iraniens, comme ils l’ont fait, avaient frappé un navire de cargo dans le détroit d’Ormuz, on aurait eu probablement une réponse beaucoup plus sévère de la part de Donald Trump. On aurait eu un message sur Truth Social qui aurait été incendiaire », a-t-il fait valoir.
Capture d'écran | Truth social de Donald Trump
«La République islamique d'Iran a tiré au moins quatre drones d'attaque à usage unique sur des navires traversant le détroit d'Ormuz. L'un de ces drones a percuté de plein fouet le pont supérieur d'un grand cargo de grande valeur. Le navire a subi des dégâts, mais a pu poursuivre sa route. Nous avons abattu trois autres drones. Il s'agit manifestement d'une violation insensée de notre accord de cessez-le-feu», a écrit Donald Trump sur son réseau social, à la suite de l'attaque vendredi.
Selon lui, la réponse du président américain a été « assez tempérée », ce qui laisse croire que Washington souhaite préserver l’entente en vigueur.
« Ils sont prêts, non pas à laisser passer trop de volontés de contrôle de l’Iran, mais néanmoins qu’ils ne veulent vraiment pas relancer les hostilités. Donc là, pour l’instant, on a eu une escalade, oui, violente et militaire, mais modérée », a-t-il ajouté.
Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.
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1 day ago
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