Le dossier Sona Lakhoyan est loin d’être «clos»

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Jeudi, Marc Tanguay, ancien chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), martelait que le dossier Sona Lakhoyan Olivier était « clos ».

En effet, dans les minutes qui suivirent la publication du rapport accablant de la commissaire à l’éthique sur l’ancienne députée libérale, le chef actuel Charles Milliard a annoncé qu’elle ne réintégrerait pas le caucus. Par le fait même, elle ne serait pas candidate libérale dans Chomedey en 2026.

Comme Tomassi

Mais le dossier n’était pas clos. Puisque Milliard a tenu vendredi à ajouter un cordon sanitaire autour de la brebis galeuse.

Il a convoqué l’exécutif du parti afin d’exiger que la carte de membre de Mme Sona Lakhoyan Olivier soit « révoquée de façon immédiate ». Il a aussi décidé de restructurer complètement l’exécutif de l’Association libérale de Chomedey, notamment en expulsant la sœur de Sona Lakhoyan, qui la présidait.

Le dernier à avoir reçu le traitement choc du « bannissement à vie » fut Tony Tomassi, en mai 2025. Dans les pages du Journal, nous avions fait état du malaise provoqué par la présence, au débat des candidats à la chefferie (au Sheraton de Laval), de l’ancien ministre jadis reconnu coupable de fraude, entre autres.

Qui a su quoi ?

Le dossier Lakhoyan n’est pas clos aussi en raison des enquêtes du Directeur général des élections sur la course à la direction du PLQ, qui pourraient aboutir bientôt. Comme celles de l’UPAC.

Dans son rapport (au paragraphe 109), la commissaire à l’éthique précise que son carré de sable était restreint : « Je n’ai pas [...] cherché à établir si ces situations impliquant la députée [Lakhoyan] étaient connues du parti ou de l’équipe du candidat. »

Justement, il est raisonnable de croire que plusieurs membres actuels du caucus libéral ont pu être au courant, au moins en partie, de ce qui se passait au bureau de circonscription de Chomedey, pendant la course à la chefferie.

Ce bureau, a démontré la commissaire, avait été transformé en un « véritable centre d’appels ainsi que le point de chute des formulaires d’adhésion et de l’argent recueilli, lesquels étaient conservés dans ses locaux avant d’être transmis à la permanence du parti ».

Michelle Setlakwe était la coprésidente de la campagne de Pablo Rodriguez. A-t-elle visité ce local ? Mme Lakhoyan lui a-t-elle fait part de la mobilisation de son équipe d’employés de circonscription pour faire élire Rodriguez ? Filomena Rotiroti occupait le poste de whip pendant la campagne à la direction. Dans tous les partis, les whips sont les personnes les mieux informées de ce qui se passe dans la vie de « leurs » députés et​ de la manière dont ils gèrent leurs circonscriptions. Le comité électoral du PLQ, pendant la course à la chefferie, a-t-il eu vent de l’utilisation du bureau de circonscription de Chomedey ?

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