La violence française peut-elle s’exporter?

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Les changements de gouvernements que nous venons de vivre nous en mettent à l’abri... pour l’instant.

Il y a plusieurs causes aux débordements que vient de subir la France, mais l’écoeurantite d’un gouvernement usé qui tergiverse et palabre plutôt que d’agir fut sûrement l’étincelle qui a mis le feu aux poudres. Les démissions de Justin Trudeau et de François Legault et les élections qui ont suivi nous ont épargné ce ras-le-bol collectif des Français.

Mais sommes-nous à l’abri de ces déchaînements dont la télévision et les réseaux sociaux sont les vecteurs quotidiens ? Le dicton veut que la violence appelle la violence. C’est encore plus vrai pour la violence urbaine qui est à la portée de tous. Un pavé, une bouteille d’essence, un gourdin, un pétard de poudre flash, un rien peut devenir une arme.

Dimanche soir 17 octobre, Le journal de 20 heures de France 2 a présenté une heure d’images en continu d’émeutes, de casse, de pillage et d’escarmouches entre policiers et manifestants. Des scènes de guérilla à la Hollywood, mais plus violentes !

TROP C’EST COMME PAS ASSEZ

J’étais chez mon frère à Génilac, un village du Pilat, non loin de Lyon. Nous avons fini par fermer la télévision, écoeurés et enragés. Devait-on en montrer autant ? Pareil étalage de violence nous a incités à la révolte et à la vengeance plutôt qu’à la réflexion sur ses causes et ses conséquences.

Nos réseaux auraient-ils montré plus de retenue ? Sans doute que non, car les chaînes d’information continue sont de plus en plus voraces et toujours à l’affût d’images sensationnelles qu’elles peuvent montrer en boucles.

Et il y a les réseaux sociaux. Plus personne ne doute de leur influence et rien ne semble présager qu’on puisse les discipliner. Le 17 octobre, la police nationale française avait estimé qu’environ 200 000 manifestants défileraient dans les rues des grandes villes dont 50 000 à Paris. Grâce aux réseaux sociaux, il y en a eu trois fois plus.

Qu’on se rassure. Paris n’est pas le champ de ruines qu’ont montré tous les médias du monde. La Place de la République, les Halles et les environs ont beaucoup souffert, comme les boutiques Apple, Swaroski et Decathlon, les magasins H&M et Monoprix, sans parler de quelques milliers de petits commerces.

N’empêche, mardi soir, ma femme et moi sommes allés voir un spectacle à l’Apollo Théâtre, à deux pas de la République... après avoir mangé paisiblement dans un café adjacent !

ÉTONNANTE MICHÈLE MAGNY !

Vers 1965, Hydro-Québec se paie son premier message publicitaire à vie et j’en suis le producteur. Il me faut une actrice personnifiant une jeune mère moderne. Je pense aussitôt à Michèle Magny, la femme de mon ami Jacques Gagné, monteur au cinéma.

J’appelle Michèle, lui propose le rôle et lui demande quel cachet elle souhaiterait. « Quatre mille dollars ! » dit-elle sans hésiter. « Hélas ! je ne peux t’offrir plus que 400 $ ». « O.K ! », répond-t-elle aussitôt. La plus courte négociation de toute ma vie !

Ma sympathie à ses proches.

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