La nouvelle première ministre Christine Fréchette pose un premier geste pour contrer l’itinérance, en investissant 28 millions $ dans une enveloppe réservée principalement aux ressources situées la Capitale-Nationale, Montréal et l’Outaouais.
C’est d’abord dans ces trois régions que le gouvernement caquiste souhaite intervenir, même s’il « faut agir sur l’ensemble du territoire québécois », a reconnu d’entrée de jeu Mme Fréchette, lors d’une annonce au refuge Lauberiviere, à Québec.
Aux côtés des ministres des Services sociaux et de l’Habitation, Lionel Carmant et Karine Roy Boivin, la première ministre s’est inquiétée de la « hausse fulgurante de l’itinérance » observée au cours des quatre dernières années, qui est de 20 %. « C’est énorme », a souligné Mme Fréchette.
« D’un enjeu qui était essentiellement montréalais », l’itinérance se fait désormais « voir et sentir partout, partout à travers le Québec », a observé la cheffe caquiste.
Entre autres, une somme de 21 millions $ sur trois ans permettra de financer un projet pilote de 1000 unités de logement. Une somme de 7 millions $ servira à bonifier le Programme de réaffiliation en itinérance, santé mentale et dépendance (PRISMD), afin d’offrir un meilleur accompagnement dans les lieux de consommation supervisée et d’hébergement d’urgence, notamment.
« En gros, ce qu’on va faire, c’est qu’on va aider financièrement des personnes vulnérables qui sont à risque de perdre à très brève échéance, à très court terme, leur logement », a expliqué Mme Fréchette.
Marchand aux côtés de Fréchette
« Ça fait du bien d’entendre notre leader, la première ministre, nommer l’itinérance. [...] Juste ça, c’est déjà un gain extraordinaire, mais ne faites pas juste en parler », a souligné le maire de Québec, Bruno Marchand, qui encourage le gouvernement Fréchette à mutiplier les annonces sur cet enjeu, bien visible dans le quartier Saint-Roch, où se situe l’Auberivière.
Présent à titre de président du comité sur l’itinérance de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le maire de Québec en a profité pour saluer le retour de M. Carmant au Conseil des ministres.
« Il y croit, il est là, il est dédié, il connaît la cause, il fait face à la musique », a fait valoir M. Marchand.
Le budget Girard déposé en mars dernier prévoit d’ailleurs plus de 264 millions de dollars en 2026-2027 « pour aider les personnes en situation d’itinérance et mieux répondre aux enjeux de santé mentale ». M. Carmant s’attend à pouvoir annoncer d’autres mesures prochainement.
Le PQ propose d’en faire une priorité nationale
En début de semaine, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s’est engagé à réduire l’itinérance de moitié d’ici 2030, en plus de faire de cet enjeu une priorité nationale. Il juge cet objectif ambitieux, considérant qu’environ 12 000 personnes sont en situation d’itinérance au Québec actuellement.
Or les mesures annoncées jeudi par la première ministre visent à « sortir 5 000 personnes de la rue » cette année, ce qui à terme devrait permettre d’en faire davantage, plus rapidement, croit le ministre des Services sociaux. À défaut de pouvoir prédire tout ce qui pourrait survenir d’ici 2030, « si les choses demeurent stables, je pense qu’on va pouvoir avancer à un très bon rythme, à hauteur de 5 000 (personnes en situation d’itinérance) par année », estime M. Carmant.
Pour freiner l’itinérance, il faut intervenir plus tôt et autrement, et notre nouveau gouvernement doit utiliser tous les leviers à sa disposition. Avec l’annonce d’aujourd’hui, on agit sur tous les fronts : de la prévention à la réinsertion.
Bien sûr, notre souhait est de…
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