« La nation québécoise n’a pas à demander la permission à personne » : Christine Fréchette défend sa 3e voie autonomiste

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La cheffe caquiste Christine Fréchette a défendu la vision autonomiste de son parti en brandissant à nouveau les menaces de Donald Trump pour la société québécoise, lors de son premier grand rassemblement militant de la campagne.

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Alors qu’elle a contourné cette semaine les questions cherchant à exposer un penchant personnel plus souverainiste ou fédéraliste, la cheffe de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a plaidé avec vigueur pour la troisième voie du parti fondé par François Legault.

« Pour nous, la nation québécoise n’a pas à demander la permission à personne. Elle n’a pas non plus à attendre un référendum pour exister », a résumé Christine Fréchette devant une salle conquise d’avance.

Le parti avait réuni dimanche plusieurs centaines de partisans à Kingsey Falls, dans le Centre-du-Québec.

Talonnée depuis plusieurs jours par les journalistes afin qu’elle clarifie sa position personnelle dans l’éventualité d’un prochain référendum sur la souveraineté du Québec, la cheffe caquiste avait indiqué plus tôt cette semaine qu’elle « n’avait pas d’importance ».

Lors du rassemblement dimanche, Mme Fréchette a d’abord dressé un parallèle de sa vision politique avec la grande période de la Révolution tranquille, alors que la Caisse de dépôt et placement du Québec, Hydro-Québec et le ministère de l’Éducation, notamment, ont été créés.

« Chaque nouvel outil nous a donné plus d’autonomie. Le Québec n’a pas attendu que les conditions soient parfaites. On n’a pas attendu la permission d’Ottawa », selon Christine Fréchette.

Le spectre Donald Trump

Puis, après avoir rappelé les lois sur la laïcité et la nouvelle Charte de la langue française, adoptées sous le gouvernement caquiste, la cheffe a évoqué à nouveau la menace de la guerre tarifaire avec les Américains.

« Aujourd’hui, ce qu’on a bâti, c’est menacé à cause de la guerre commerciale avec Donald Trump. Notre langue, notre culture, notre autonomie alimentaire sont remises en question, critiquées, convoitées et attaquées », a-t-elle déploré.

Mme Fréchette s’est ainsi présentée comme protectrice d’un Québec « fort et autonome » et a promis une économie « transformée » par le conflit.

« La guerre tarifaire [...] bouleverse la vie d’un trop grand nombre de familles, a souligné la cheffe caquiste. On ne l’a pas choisie cette guerre-là. »

Réplique aux libéraux et péquistes

Ses rivaux péquistes et libéraux se sont également retrouvés comme cibles de Mme Fréchette.

Elle a opposé les choix de « résignation » du Parti libéral du Québec, et de « grande illusion » du Parti québécois.

« Depuis notre création, notre coalition refuse cette impasse-là. Nous, ce qu’on propose, c’est une 3e voie [...] ça nous permet d’agir ici et maintenant », a indiqué Christine Fréchette.

Selon elle, la victoire de la CAQ en 2018 a ainsi brisé le « vieux face-à-face de la politique québécoise ».

Elle demande ainsi une troisième victoire pour marquer « l’enracinement » de la formation politique dans l’histoire du Québec.

- Avec la collaboration de Rémi Nadeau du Bureau parlementaire

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