L’accord pétrolier États-Unis-Venezuela est «un très mauvais signal pour le Canada», selon un analyste

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Les États-Unis et le Venezuela ont annoncé un accord pétrolier « historique », vendredi soir, ce qui pourrait être une mauvaise nouvelle pour le pétrole du Canada à très long terme, selon un analyste politique.

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L’accord prévoit notamment de développer 17 champs stratégiques, avec « un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole », selon les informations de l’AFP. Il s’agirait d’un investissement de 100 milliards de dollars.

« C’est une bonne chose pour les États-Unis, c’est un très mauvais signal pour le Canada », a commenté Georges Mercier, en entrevue à l’émission Le Québec Matin, samedi.

Le chroniqueur politique explique que le Venezuela et le Canada ont un élément en commun : le type de pétrole similaire.

« Ça peut paraître technique ici, mais ce qui se passe, c’est que les raffineries américaines prennent du pétrole, en font du gaz, qui sont faites pour traiter le pétrole canadien et vénézuélien, les pétroles plus lourds », a-t-il précisé.

Le chroniqueur politique Georges Mercier dans les studios de LCN, le 29 août 2026.

Le chroniqueur politique Georges Mercier dans les studios de LCN, le 29 août 2026. Capture d'écran / LCN

Le pétrole canadien pourrait donc devenir moins intéressant pour les Américains.

« Notre posture de négociation, elle s’affaiblit s’ils ont moins besoin de nos ressources, a-t-il dit. Ça pourrait avoir des impacts sur nous, sur les prix qu’on peut demander aux États-Unis notamment, si ça se concrétise, ce nouvel approvisionnement vénézuélien là de pétrole ».

Georges Mercier a toutefois précisé qu’un tel scénario n’arrivera pas du jour au lendemain, notamment en raison des liens entre les deux pays, ainsi que le temps d’installation des infrastructures au Venezuela, si l’accord se confirme.

« Ce n’est pas demain la veille [que ça va arriver] parce qu’on a quand même l’avantage d’avoir des pipelines, des liens institutionnels, c’est plus facile de donner du pétrole de l’Alberta vers les États-Unis que du Venezuela », a-t-il mentionné.

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

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