Les femmes âgées seraient au premier plan de l’itinérance au Québec, selon une travailleuse sociale.
« Je n’ai entendu que des récits de violence chez les femmes, des parcours de violences conjugales, de violences familiales, de violences dans la rue », raconte la travailleuse sociale et professeure à l’École de travail social de l’Université de Montréal Elisabeth Greissler en entrevue à QUB radio et télé, diffusée en simultané au 99,5 FM Montréal.
Le Québec observe non seulement une hausse de la population itinérante, mais également un vieillissement de celle-ci, selon Mme Greissler.
« En fait, il y a deux phénomènes là-dedans. On a des personnes qui ont vieilli en situation d’itinérance et effectivement on a des personnes qui arrivent à un âge avancé en situation d’itinérance », explique la chercheuse.
Environ 330 000 Québécois ont déjà vécu une situation d’itinérance visible ou cachée au cours de leur vie, selon Statistique Québec.
Selon les chiffres, les femmes dans cette situation seraient moins nombreuses que les hommes, soit 4,2 % des femmes contre 5,1 % des hommes. Toutefois, selon Mme Greissler, les femmes vivraient leur itinérance de manière cachée, donc les chiffres devraient être plus élevés.
« On parle de couchsurfing, on loge chez des proches sans pouvoir être sûr d’y rester, on passe d’une solution temporaire à l’autre quelle qu’elle soit, on vit dans des situations de cohabitation contraintes et, en fait, souvent, on essaye d’éviter la rue, d’éviter les refuges, raconte-t-elle. Les femmes, elles se mettent aussi à risque tout en faisant preuve d’une énorme débrouillardise. En fait, il faut une énorme organisation au quotidien pour vivre comme ça. »
Pour plus d’informations, écoutez l’entrevue intégrale ci-dessus.
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