Le conjoint de la pilote d’hélicoptère décédée lors de l’accident de samedi en Montérégie a vu, impuissant, l’engin s’écraser au sol.
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L’accident survenu le 26 septembre a causé le décès des quatre personnes à bord, dont la pilote, ainsi que les trois autres occupants, qui faisaient partie de la même famille.
En entrevue à QUB radio et télé, diffusé au 99,5 FM Montréal, Yves Boulais, a expliqué que sa conjointe, Suzanne Jutras, donnait son deuxième tour d’hélicoptère de la journée, à bord de cet engin qui lui appartenait.
« Elle s’en revenait et elle était à peu près à 300 pieds de poser son hélicoptère, jusqu’où elle se stationne d’habitude. Ensuite, elle était stationnaire ; après ça, elle a commencé à faire un demi-tour », a-t-il raconté.
« Après ça, un autre tour un peu plus vite. Et après ça, l’hélicoptère a tourné légèrement sur le côté du passager, a-t-il ajouté. Puis, elle a touché le sol. »
Devant la force de l’impact et l’incendie qui s’est ensuivi, M. Boulais n’a eu aucun doute que le pire venait de se produire.
« Quand ils sont tombés et que j’ai vu le feu et puis les flammes, je savais qu’il n’y avait plus rien à faire », a-t-il dit au micro de Mario Dumont.
M. Boulais a tout de même tenté d’aller porter secours aux victimes, mais n’a pas été en mesure de s’approcher du brasier.
« J’ai pris le tracteur, je suis allé chez le voisin, c’est-à-dire par le chemin à côté du voisin, mais qui m’appartient, a-t-il affirmé. »
«[Je me suis rendu] jusqu’à peu près à 10 pieds de l’hélicoptère, a-t-il continué. Je n’ai pas osé m’approcher trop, puis je ne sais pas s’il y avait des corps qui étaient sortis après l’impact. Donc je n’osais pas m’approcher. Après ça, je suis allé voir et je savais qu’il n’y avait rien à faire. »
Le conjoint de Mme Jutras dit être « sur le pilote automatique » depuis le drame.
« J’ai des hauts et des bas. Ça faisait 24 ans qu’on était ensemble », a-t-il mentionné.
« C’était une travaillante. On était deux pareils. Les heures, ça ne nous dérangeait pas. On pouvait travailler des fois le samedi, le dimanche [ou] le soir, a-t-il renchéri. Elle était perfectionniste aussi. »
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus
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