Un fabricant québécois de tuyaux d’échappement a réussi à éviter des contre-tarifs salés en allant acheter sa matière première en Ontario plutôt qu’aux États-Unis.
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« On avait des contre-tarifs de 25 % à l’importation, donc je suis parti en tournée en Ontario pour trouver des fournisseurs », raconte Michèle Caron, directrice générale de Tubes Caron, dans Lanaudière.
« On a même réussi à avoir une réduction des coûts, car c’est plus près que les États-Unis. Ça a été un win-win », sourit la femme d’affaires, qui ne reviendrait pas en arrière.
À Lanoraie, une municipalité de 5400 habitants, Tubes Caron assure le gagne-pain d’une quarantaine de familles.
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Victime du conflit
Or, ces derniers mois, l’entreprise de tuyaux d’échappement, des pièces hydrauliques et des tubulures y a goûté avec les droits de douane.
Elle s’est retrouvée malgré elle en plein cœur du conflit qui oppose Washington et Ottawa.
Quand le Canada a répliqué aux tarifs américains avec des contre-tarifs, sa matière première des États-Unis est devenue hors de prix.
Mais Michèle Caron n’est pas restée les bras croisés. Elle a passé plusieurs jours dans la province de Doug Ford, fervent critique de Donald Trump, à chercher une solution.
« On était bien assis »
Elle souligne que changer de fournisseur ne va pas de soi : il faut souvent un choc pour que cela survienne.
« On était bien assis dans notre chaise. On avait nos fournisseurs, donc tant qu’il n’y a pas de soubresauts, ou que l’on ne se fait pas tordre un peu la vis pour effectuer des changements, on n’est pas à la recherche de nouveaux fournisseurs. Ça a été une mesure de crise », explique-t-elle.
Tout n’est cependant pas encore réglé, car la majorité de sa production est vendue à des fabricants d’équipements d’origine, qui livrent ensuite leurs véhicules aux États-Unis.
Cette dépendance au marché américain pourrait encore lui causer des maux de tête.
Mais la PME fondée en 1987 a vu neiger et n’a pas dit son dernier mot.
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1 week ago
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