L’annonce de la reprise de pourparlers pour une paix durable au Moyen-Orient a été teintée mercredi par des déclarations de Donald Trump et du régime iranien.
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Mercredi, le négociateur en chef iranien a qualifié le protocole d’accord de « déclaration de défaite de l’Amérique », tandis que le président américain ne cesse d’affirmer que son pays a remporté une victoire nette face à l’Iran.
« Je pense c’est très important de distinguer les discours qu’on tient sur les négociations des faits, parce qu’en ce moment depuis une semaine bientôt les navires recommencent à traverser le détroit d’Ormuz et les hostilités ont cessé. S’il y a des hostilités au Liban, c’est à basse intensité », a mentionné l’analyste et doctorant en science politique à Sciences Po Paris, Georges Mercier, en entrevue à LCN, mercredi.
Certains observateurs se demandent si de telles déclarations peuvent faire « capoter » les négociations, mais M. Mercier ne voit pas la chose ainsi.
« Les négociateurs, eux, sont capables de faire la part des choses et de remarquer que le président américain va être le président américain et qu’il va faire des déclarations incendiaires, mais on a des choses à aller chercher du côté iranien comme américain, donc on continue de négocier et le fait qu’on va se réunir à nouveau la semaine prochaine nous montre qu’on apprend à faire la part des choses tant bien que mal », soutient-il.
Les sorties publiques de Trump et du régime iranien font partie d’une guerre de relations publiques, estime l’analyste politique.
Ce dernier rappelle que le régime des mollahs a beau avoir survécu aux frappes américaines et israéliennes jusqu’ici, il ne se trouve pas pour autant en position de force absolue.
« Il y a des divisions qui sont très fortes au sein même de l’Iran entre un camp plus revanchard qui veut vraiment déclarer victoire et ne faire aucune concession en Amérique et un camp plus réformateur qui sont ceux qui négocient, qui sont prêts à faire des concessions aux États-Unis », mentionne l’expert.
Ce qui pose problème, c’est que les négociateurs iraniens doivent tenter de faire plaisir aux deux camps.
« Lorsqu’on dit quelque chose comme “nous avons vaincu le grand Satan occidental”, c’est un gage qu’on donne au camp plus revanchard. C’est d’ailleurs la même chose du côté américain. Trump nous envoie des messages sur Truth Social où il déclare la victoire par rapport à l’Iran, parce que du côté du parti républicain, on n’est pas du tout confortable avec l’accord en ce moment », explique Georges Mercier.
« Donc, il faut vraiment faire la part des choses entre ce qu’on dit à ses propres supporters et ce qui se passe derrière les portes closes », résume-t-il.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.
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