Grève de plusieurs avocats de l’État : L’aide juridique veut autant que la Couronne

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Les avocats de l’aide juridique de quatre régions du Québec déplorent la fin de la parité salariale avec les autres avocats de l’État, réclamant les mêmes hausses salariales que celles octroyées aux procureurs de la Couronne. Une grève de cinq jours qui s’étirera jusqu’à vendredi met la pression sur Québec.

Le débrayage qui a débuté lundi à Québec, en Outaouais, en Estrie et sur la Côte-Nord vise à « dénoncer l’impasse qui persiste dans les négociations avec le gouvernement du Québec ».

Les avocats de la Fédération des avocats de l’aide juridique du Québec (FAAJQ) sont sans contrat de travail depuis trois ans maintenant.

Ces derniers déplorent que Québec ne reconnaisse plus le principe de parité salariale entre les avocats de l’aide juridique et les procureurs aux poursuites criminelles et pénales du DPCP.

La fédération soutient que cette équité était pourtant respectée depuis « plus de cinquante ans » et qu’elle avait même été réaffirmée lors de la dernière négociation.

Les avocats de l’aide juridique dénoncent l’augmentation de 17 % offerte aux procureurs de l’État et aux avocats de l’aide juridique affiliés à la CSN, alors qu’une hausse de 14,54 % serait sur la table pour ceux qui sont rattachés à la FAAJQ.

« Pa-pa-pa, on veut la parité », chantaient en chœur une trentaine d’avocats de l’aide juridique de Québec en manifestant aux abords du palais de justice de Québec mardi.

« Pourquoi l’ensemble des juristes rémunérés par l’État ont reçu les mêmes augmentations salariales alors qu’elle est refusée aux avocats de l’aide juridique affiliés à la FAAJQ », se questionne la fédération.

Impact considérable

L’aide juridique représentant un important volume de justiciables, la grève de cinq jours a évidemment un impact considérable sur les activités des palais de justice où pratiquent les avocats en moyens de pression.

Tant sur le plan des comparutions que de procès ou d’observations sur la peine qui étaient prévus, des reports ont été forcés par la grève.

Selon la Commission des services juridiques dans son rapport annuel 2024-2025, près de 75 % des dossiers en matière criminelle à la Cour du Québec sont des dossiers d’aide juridique.

Les avocats exhortent donc le gouvernement de conclure rapidement une entente paritaire afin de mettre fin au conflit.

« Le Conseil du Trésor refuse [...], une fois de plus, de faire droit à ce principe sans justification et nous force à faire une grève dont personne n’a besoin et surtout pas les justiciables », insiste Me Cédric Bernier, membre de l’exécutif de la section de Québec.

Règlement rapide souhaité

Le syndicat soutient qu’un règlement rapide et surtout, équitable, est essentiel au maintien d’un service de qualité pour la population bénéficiaire des services.

Le recrutement et la rétention d’avocats compétents sont directement liés à ces enjeux estiment les avocats en grève.

Le bureau de Québec en est un exemple concret alors que des bris de service ont été observés à divers moments dans la dernière année en raison d’un manque de personnel.

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