Pour inaugurer son gouvernement, Christine Fréchette nous a servi un discours générique construit autour d’oppositions lexicales, de formules balisées et de passages infantilisants. C’était un sprint de positionnement préélectoral, tout simplement.
Mme Fréchette affirme toutefois vouloir remettre de l’argent dans la poche des contribuables. Sa bienveillance est émouvante ! Mais sait-elle pourquoi les poches des Québécois sont vides ?
Miettes
Rappelons-lui donc que, aux niveaux provincial et municipal uniquement, les Québécois payent l’impôt sur le revenu, les dividendes, les intérêts et les gains en capital.
Ils payent ensuite la TVQ, les cotisations à la RRQ et au RQAP, la contribution au Fonds des services de santé, la taxe sur les carburants, la taxe sur le tabac, les droits sur l’alcool, les droits d’immatriculation, les contributions annuelles pour véhicules, le permis de conduire, la taxe de bienvenue, la taxe foncière, la taxe scolaire, les taxes d’arrondissement, les écofrais sur une kyrielle de produits du quotidien, les redevances sur l’eau, les cotisations à l’assurance médicaments, les frais de gestion des matières résiduelles et redevances diverses, et la tarification du carbone.
Essoufflant, non ? Et encore, cette liste n’est pas exhaustive.
C’est mignon que Mme Fréchette annonce le remboursement d’une partie de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs. Mais les Québécois n’ont pas besoin d’un correctif cosmétique ultraciblé après coup. Ils ont parfaitement compris que le vrai problème n’est pas la poche vide, mais la main de l’État qui s’y sert allègrement.
Théâtre
Les Québécois en ont marre d’un État qui confisque leur pain pour ensuite s’applaudir lorsqu’il rend des miettes. Ils veulent qu’on leur en laisse davantage dès le départ via une réduction des impôts et des taxes. Voilà la seule manière d’améliorer le pouvoir d’achat. Le reste n’est qu’un théâtre politique nauséabond !
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1 week ago
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