Avec son plan visant à retrancher 47 G$ sur cinq ans, Éric Duhaime propose ni plus ni moins de démanteler l’État québécois, affirme la première ministre Christine Fréchette.
« Une ampleur pareille, 47 milliards$ de coupures, ce ne sont plus des coupures, c’est du démantèlement », a lancé la cheffe caquiste lors d’un point de presse vendredi matin.
La veille, le Parti conservateur du Québec a dévoilé son plan visant à dégager des économies au sein de l’appareil gouvernemental, dans le but de financer, entre autres, une importante baisse d’impôts pour les particuliers et les entreprises.
Les troupes d’Éric Duhaime comptent réduire de façon « importante » les subventions directes et les crédits d’impôt pour les entreprises, en plus de couper environ 20 000 fonctionnaires sur une période de cinq ans (principalement par attrition) et d’abolir le Fonds vert.
Austérité
Ces compressions drastiques, combinées à d’autres, mèneraient à des économies d’environ 8 milliards$ la première année, selon le PCQ.
À l’an cinq, la somme dégagée de façon récurrente est estimée à 14 milliards$.
Pour Christine Fréchette, le plan des conservateurs aurait des impacts bien pires que l’austérité décrétée sous le gouvernement Couillard.
« On a connu l’ère Couillard. Les Québécois n’ont pas apprécié cette ère d’austérité qui générait des compressions puis des coupures dans les services », souligne Christine Fréchette.
« On n’aura rien vu, avec cette ère Couillard, si M. Duhaime va de l’avant avec la compression de 47 milliards$ dans les dépenses gouvernementales, prédit-elle. Ça n’a aucun sens. »
Modèle québécois
En entrevue avec TVA Nouvelles, le chef conservateur a répliqué en accusant Christine Fréchette de « protéger le vieux modèle bureaucratique québécois usé à la corde ».
« C’est décevant, mais ce n’est malheureusement pas surprenant. Elle agit exactement comme le Parti Québécois, Québec solidaire et le Parti libéral du Québec », estime-t-il.
Jeudi, le PLQ avait aussi dénoncé la proposition des conservateurs.
Celle-ci démontre « un manque de réalisme total », accusait le candidat Michel Leblanc, qui a été président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain durant de nombreuses années.
« Des coupes aussi prononcées dans les dépenses de l’État se répercuteront inévitablement dans l’ensemble des ministères et organismes et affecteront les services aux citoyens », estime-t-il.
Dépenses caquistes
S’il est porté au pouvoir, le PLQ corrigera les « dépenses excessives » observées sous la CAQ au cours des huit dernières années, promet Michel Leblanc.
« Mais nous allons le faire dans le respect des besoins des Québécois », assure le candidat libéral.
De son côté, le Parti Québécois n’a pas souhaité commenter la sortie des conservateurs.
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1 week ago
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