Éric Duhaime est en train de l’échapper

2 days ago 8

Éric Duhaime a mené un bon début de campagne, mais sa défense d’un autre candidat à problèmes vendredi était proche du délire et soulève une sérieuse question de jugement.

Voici un rappel des faits.

En 2020, Jimmy Gagnon a été impliqué dans un conflit de délimitation de terrain avec ses voisins, un couple de personnes âgées exploitant une érablière.

Dans son jugement rendu en Cour supérieure en 2024, le juge conclut que le candidat a détruit des équipements pour s’approprier une partie de terrain.

« Le tribunal n’accorde aucune crédibilité à Gagnon, qui n’a pas hésité à mentir de manière évidente pendant le processus judiciaire », écrit le juge.

On se trouve devant un homme qui a commis des actes de vandalisme, livré un témoignage mensonger et a été condamné à payer 9000 $ en dommages.

L’affaire ayant été révélée au matin par Le Journal, on s’attendait à ce que le chef conservateur annonce le retrait de son candidat de Mégantic vendredi.

Au contraire, il a défendu l’indéfendable en minimisant grossièrement les actes de Gagnon.

Pour Éric Duhaime, il ne s’agit que d’une « chicane de clôture », comme il en arrive un peu partout en région.

Le chef conservateur a martelé qu’il ne se mêlait pas de litiges civils et que l’affaire n’était d’aucun intérêt pour l’électorat, parce qu’elle n’implique pas d’argent public.

Tentative de diversion

Dans une tentative pour détourner l’attention de ses propres casseroles, il a soutenu que le véritable scandale du jour était les dépenses encourues par la première ministre Fréchette lors d’une mission en France, dévoilées en fait l’avant-veille.

Duhaime s’est particulièrement attaqué au billet d’avion en première classe de 11 000 $ de la PM.

On ne parle pas ici d’un député voyageant en classe de luxe pour assister à une rencontre symbolique de parlementaires à l’autre bout du globe.

La première ministre était en mission pour diversifier les marchés des entreprises québécoises, en contexte de guerre tarifaire.

Le chef conservateur se livrait déjà à un spectacle désespéré et navrant, lorsqu’il a ajouté une cerise inattendue sur le sundae.

En banalisant, il a avancé que « si les gens qui mentent ne pouvaient pas siéger à l’Assemblée nationale, il n’y aurait pas 125 députés ».

C’est un gâchis.

Et pourtant

Certains accusent Duhaime de verser dans le populisme, mais il a marqué les esprits avec des engagements simples, précis, touchant le quotidien des gens.

Ses propositions, détaillées et documentées, sont parfois reprises par d’autres formations.

Les idées conservatrices méritent de faire leur chemin au Parlement.

Il a toutefois dépassé les limites de l’entendement vendredi.

Comme si les chances de victoire dans Mégantic l’emportaient sur la probité de son candidat.

Peu importe que ce soit éventuellement un intimidateur prêt à mentir pour arriver à ses fins.

On ne parle pas ici de ses autres candidats ayant tenu des propos controversés derrière un clavier.

M. Duhaime veut peut-être défendre l’entièreté de sa « gang », mais cela entache sa crédibilité d’aspirant premier ministre.

*** Disclaimer: This Article is auto-aggregated by a Rss Api Program and has not been created or edited by Bdtype.

(Note: This is an unedited and auto-generated story from Syndicated News Rss Api. News.bdtype.com Staff may not have modified or edited the content body.

Please visit the Source Website that deserves the credit and responsibility for creating this content.)

Watch Live | Source Article