Vous publiez la lettre d’une femme qui raconte que le goût de faire l’amour était très présent dans son couple les premières années, mais que celui-ci s’est mis à diminuer de son côté après avoir mis au monde son premier enfant, et encore plus après le deuxième.
Elle a quand même continué à satisfaire son homme, lui demandant de ne rien lui faire à elle pour qu’elle puisse dormir ensuite. Puis au fur et à mesure que le temps a passé, elle a diminué les fois où elle s’exécutait, pour en arriver à plus rien du tout. Ce qui à mes yeux est normal. Quel plaisir peut-on trouver à tout faire à sens unique sans jouir soi-même ?
Puis voilà qu’elle surprend son homme à se masturber devant des images pornographiques sur internet et s’en offusque, alors que monsieur lui dit clairement qu’il fait ça au lieu de la tromper avec une autre. Elle considère que sa façon de faire correspond quand même à « la tromper », elle qui se dévoue en s’occupant des enfants, en plus de souffrir de ses 20 livres en trop suite à ses grossesses.
Et quand il lui propose une thérapie commune pour trouver un terrain d’entente et régler enfin le problème, madame refuse, sous prétexte que de l’avoir vu se masturber devant un écran lui lève le cœur. Et bien je lui confirme qu’elle a grand tort de refuser le deal proposé par son conjoint.
J’étais dans sa situation avec à peu près le même genre de difficulté à retrouver ma libido après trois grossesses. C’est quand j’ai surpris mon conjoint à se masturber devant son écran que j’ai compris que le règlement de cette affaire devait passer par une thérapie conjointe pour qu’il comprenne mon point de vue et que moi je comprenne le sien. Car au contraire d’elle, je voyais son attitude comme une annonce qu’il allait me tromper un jour si moi je ne changeais pas d’attitude envers lui, et que j’avais encore une chance de le reconquérir, si j’y mettais les efforts requis. Je voudrais qu’elle considère mes propos comme le conseil d’une amie qui lui veut du bien.
A.S-P.
Merci de venir corroborer le conseil que je lui donnais. Merci aussi de confirmer qu’il y a des gradations à faire dans l’évaluation d’un geste qu’on aurait préféré ne pas voir tant il est déplaisant, mais de l’associer à un adultère, c’est certainement trop fort.
Par contre, un homme m’écrit ce qui suit : « À la femme révoltée par le fait que son mari se masturbe devant des films pornos parce qu’elle ne lui donne pas de sexe, vous n’auriez jamais dû recommander d’accepter la thérapie de couple qu’il lui a proposé, car il serait selon moi étonnant que cette imbécile de femme égocentrique puisse bénéficier d’une thérapie. » À lui je répondrais que l’espoir d’une réconciliation vaudra toujours mieux qu’une condamnation sans appel.
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2 weeks ago
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