Le Parti conservateur semble voir le libéral Daniel Gobeil comme l’homme à battre à l’élection partielle dans Chicoutimi—Le Fjord. Le parti mise sur l’ex-avocat Régis Gaudreault pour succéder à Richard Martel.
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En ce début de campagne, les conservateurs ont concentré leurs attaques sur le gouvernement Carney.
Le ton est donné dès le lancement de la campagne. La démission de leur député Richard Martel est à l’origine de cette élection partielle, mais les conservateurs critiquent davantage le gouvernement Carney.
« Le vote des gens de Chicoutimi—Le Fjord n’est pas à vendre. Les libéraux vont venir ici et ils vont essayer d’acheter le vote. Ils vont débarquer et ils vont promettre toutes sortes d’affaires à gauche et à droite. Plusieurs pancartes sont affichées de façon illégale. On voit que les libéraux, respecter les règles, ce n’est pas leur ADN », explique Pierre Paul-Hus, lieutenant québécois pour le Parti conservateur du Canada.
Après 43 ans de pratique comme avocat, Régis Gaudreault embrasse une nouvelle cause.
« Je veux défendre les travailleurs de l’aluminium, les travailleurs de la forêt, je veux défendre tous les secteurs de notre économie régionale », clame-t-il.
Le candidat promet de faire de la protection de l’économie régionale sa priorité, notamment face aux tarifs américains.
« L’économie du Saguenay-Lac-Saint-Jean est menacée par les tarifs illégaux de l’administration Trump, qui mettent en danger nos entreprises, nos PME et nos travailleurs. Après des mois de promesse, les citoyens ont enfin l’occasion d’envoyer un message clair aux libéraux dans cette élection partielle », dit M. Gaudreault.
De fausses promesses
Les conservateurs accusent les libéraux de négliger les régions et de multiplier les promesses sans résultats.
« La vérité, c’est que de plus en plus de Québécois réalisent qu’ils se sont fait raconter n’importe quoi. Mark Carney a déclenché des élections le plus rapidement possible parce qu’il ne veut pas que les gens s’en rendent compte », lance Pierre Paul-Hus.
Le lieutenant québécois du parti remet même en question la capacité du candidat libéral Daniel Gobeil, à défendre des dossiers clés comme la gestion de l’offre.
« Comment on peut faire confiance à Daniel Gobeil qui s’en va [chez les libéraux] avec une équipe dont l’ambassadeur du Canada à Washington est contre la gestion de l’offre ? S’il était vraiment de confiance, il ne serait pas un candidat libéral », se questionne-t-il.
Il reste maintenant à voir si cette stratégie offensive contre les libéraux permettra aux conservateurs de garder un siège qu’ils détenaient depuis 8 ans.
Voyez le reportage complet dans la vidéo ci-dessus.
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