Jakub Dobes connaît des moments difficiles en ce début de saison et ça n’a rien à voir avec son talent. Il est en train d’apprendre à vivre avec les nouvelles attentes placées en lui et l’adaptation semble difficile. C’est pourquoi, si j’étais le Canadien, je l’assoirais avec la meilleure personne pour le comprendre : Carey Price.
Personne au monde présentement n’est mieux placé que Price pour comprendre ce avec quoi Dobes doit composer. Le futur membre du Temple de la renommée a dû négocier avec les attentes et la pression du marché montréalais mais, en plus, il a vécu une situation similaire à celle que vit Dobes avec Jacob Fowler, en 2010, avec Jaroslav Halak.
C’est pourquoi je pense que le CH aurait tout intérêt à organiser une rencontre entre les deux hommes. Et ce n’est pas un désaveu envers l’entraîneur des gardiens Marco Marciano, bien au contraire !
Je pense seulement que Dobes pourrait bénéficier de l’expérience d’un mentor comme Price. Parfois, ça fait du bien de comprendre que ce que tu vis, quelqu’un d’autre l’a vécu avant toi et qu’il s’en est sorti.
Une question de confiance
Parce que, non, Dobes n’a pas désappris à garder les buts durant l’été. Il est le même gardien qui a traîné l’équipe sur ses épaules lors des dernières séries éliminatoires.
La seule différence, c’est que l’an dernier, il arrivait comme le jeune sorti d’un peu nulle part, l’improbable choix de cinquième tour qui, soudainement, aidait l’équipe à gagner.
Maintenant, il est l’homme de la situation, celui à qui le CH a consenti un contrat de trois ans et plus de 16 M$ l’été dernier.
C’est son équipe
On sent qu’il a perdu cette fougue et cette confiance qu’il avait l’an dernier, celle qui semblait le rendre imperturbable. Il doit comprendre que, maintenant, c’est son équipe. Oui, c’est celle de Nick Suzuki, mais c’est aussi la sienne. Ce n’est pas l’équipe à Jacob Fowler.
Pour revenir à Price, à son époque, ce n’était jamais une question. Tout le monde savait que c’était son équipe et que, peu importe ce que l’auxiliaire faisait, c’était lui, l’alpha.
L’an dernier, les joueurs le disaient en séries : quand c’est Dobes, on n’a pas de questions à se poser. C’est cette attitude que doit retrouver le no. 75.
S’il ne le fait pas, quelqu’un d’autre va prendre sa place. C’est ainsi, dans la LNH, et il en a été le parfait exemple, l’an dernier, avec Samuel Montembeault.
Retour à la base
On peut l’analyser comme on veut, Dobes ne joue pas bien présentement, et les chiffres le prouvent.
L’an dernier, il a terminé avec un pourcentage d’arrêts de 0,820 sur les tirs du bas de l’enclave. Cette année, il est à 0,706. Du haut de l’enclave, il est à 0,829 par rapport à 0,880 l’an dernier.
C’est très et trop bas.
Par exemple, Jeremy Swayman des Bruins de Boston a une efficacité de 0,958 des tirs du haut de l’enclave.
C’est pourquoi j’en reviens à Price. Dobes doit lui parler. Si vous êtes parent, vous savez parfaitement que, parfois, le même message passe mieux quand il vient de la bouche de quelqu’un d’autre.
Et Price est tout désigné pour agir à titre de grand frère à Dobes.
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3 days ago
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