La tentation sera forte, dans les semaines à venir, de ne parler que de Trump.
C’est la force du personnage : il sait capter toute l’attention. Il rend fou.
Mais voilà, le Québec n’est pas un État américain et ne doit pas le devenir.
Alors pourrait-il, dans le cadre de ces élections, parler de ses propres enjeux, sur lesquels il a une emprise ? Pourrions-nous voter comme des Québécois, en fonction du Québec, et non pas en fonction de la politique américaine ? (Faut-il rappeler aussi que le Québec doit aussi cesser d’être une province canadienne ? Et il faudrait bien parler de nos décisions collectives entravées par notre appartenance au Canada.)
Immigration
Le premier enjeu, le plus important, c’est l’immigration massive qui a déstructuré la société québécoise et qui compromet, à moyen terme, l’existence même du peuple québécois, tellement ses capacités d’intégration sont dépassées.
C’est l’immigration massive qui nous met en minorité comme peuple et qui nous a déjà fait perdre Montréal et Laval. Si la tendance se maintient, cette mise en minorité dans le seul pays que nous contrôlons deviendra irréversible.
D’autant que l’immigration massive engendre la crise du logement, un débordement des services sociaux et du système scolaire, en plus de tensions culturelles de plus en plus vives, qui font penser à ce qui arrive dans les pays européens.
Qui a envie que Montréal ne ressemble culturellement plus du tout au reste du Québec ?
Un parti qui n’entend pas stopper l’immigration massive joue contre les intérêts du Québec.
Le second : les finances publiques. Les Québécois sont furieusement taxés. Ils ne le sont pas pour avoir de bons services, comme disent les cocus fiscaux heureux qu’on les dévalise, mais pour alimenter une bureaucratie qui confond sa croissance avec le service du bien commun.
De ce point de vue, l’abolition de Santé Québec serait simple bon sens.
Il faudrait se demander une chose simple : si tel ou tel organisme n’existait pas déjà, est-ce qu’on le créerait ? Non ? On l’abolit !
Une certaine forme de dirigisme a fait faillite. Les subventions monstrueuses aux multinationales étrangères ont appauvri les Québécois. Nous avions ces dernières années à Québec en matière d’économie des pieds nickelés qui se prenaient pour des grands manitous.
Éducation
C’est en relâchant la pression fiscale et réglementaire qu’on pourra aider le mieux notre économie.
Réflexion supplémentaire sur l’école. Elle doit s’adapter à la révolution technologique, qui condamnera demain bien des métiers à la disparition. Inversement, les métiers manuels ou techniques, longtemps boudés, redeviendront porteurs d’avenir.
Un gouvernement visionnaire devrait conjuguer le retour à la culture générale, la vraie, celle qu’on a sacrifiée depuis longtemps, et produire en même temps moins de gratte-papiers, voués à devenir des bureaucrates inutiles ou nuisibles.
Identité. Prospérité. Deux mots clés. Un troisième : indépendance.
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1 week ago
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