Un jeune entrepreneur de 16 ans du Centre-du-Québec a développé sa propre compagnie de jujubes il y a un an et l’engouement est tel qu’il souhaite distribuer ses produits aux États-Unis et en France dès 2027.
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« De semaine en semaine, mon entreprise grossit ! On doit produire davantage pour répondre à toute la demande. Avant, on préparait une dizaine de sacs par semaine, et maintenant, on en produit entre 60 et 100 », raconte Emaël Smith, le fondateur de Jelibo.
Pour le jeune originaire de Saint-Cyrille-de-Wendover, tout a commencé au début de l’année 2025, alors qu’il a développé ses recettes de jujubes personnalisées par amour des bonbons.
« J’ai toujours eu le souhait d’avoir une entreprise et je me suis lancé dans les jujubes. Au début, je faisais goûter des échantillons de mes bonbons à des amis et aux membres de ma famille. Je voulais créer de nouvelles variétés en mélangeant des saveurs ensemble », se remémore-t-il.
Succès fulgurant
Après des mois de tests, d’ajustements de recettes, de commandes de sacs personnalisés, sa compagnie a vraiment pris son envol lors d’un marché de Noël local en décembre dernier alors que tout son stock s’est vendu en une heure.
« Les gens étaient impressionnés, je crois. À la base, j’ai demandé des conseils à ma famille pour le démarrage, mais je n’ai pas eu d’aide financière de mes parents pour mon entreprise ou pour la création de mes recettes », ajoute celui qui a bénéficié de bourses de jeune entrepreneur de la part de Desjardins et de la Ville de Drummondville.
Victime de son succès, l’entrepreneur de 16 ans, qui termine actuellement son cinquième secondaire, a rapidement dû redoubler d’ardeur pour répondre à la demande.
Emaël Smith, fondateur de l’entreprise Jelibo, dans son atelier qui se trouve au cœur du presbytère de Saint-Cyrille-de-Wendover. Le jeune du Centre-du-Québec a lancé sa propre compagnie il y a un an à peine et, déjà, ses jujubes font fureur partout au Québec et même en Ontario. Photo Marianne Langlois
« Je suis passé d’une employée à six, j’ai dû former tout le monde pour répondre aux normes du MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec). Tout le monde travaille à temps partiel, mais on produit sept jours sur sept », raconte Emaël Smith.
À l’heure actuelle, les sacs vendus au coût de 4,99 $ chacun rapportent entre 600 $ et 800 $ à son entreprise hebdomadairement. Le premier et plus fidèle point de vente étant le Marché Saint-Cyrille, qui appartient à ses grands-parents.
Emaël Smith accompagné de son grand-père Normand Dupuis, le propriétaire du Marché Saint-Cyrille sur la rue Principale à Saint-Cyrille-de-Wendover, au Centre-du-Québec.Il est le tout premier point de vente de la compagnie Jelibo et depuis huit mois, sa clientèle en redemande. Photo Marianne Langlois
« Les gens en parlent beaucoup, ils aiment vraiment le produit. Il y a même un homme que je ne connaissais pas qui est arrivé un jour en disant : “Je veux goûter aux bonbons d’Emaël” », raconte en rigolant Normand Dupuis, son grand-père.
Projets d’avenir
Alors que l’entreprise de bonbons est encore jeune, Emaël a des projets plein la tête, comme la création de boissons, de réglisses et de barbe à papa.
« Je pense aussi à de nouveaux points de vente. D’ici 2027, je veux que nos jujubes se retrouvent en France et aux États-Unis ! » s’exclame le fondateur de Jelibo.
Les jujubes sont disponibles dans plusieurs points de vente, notamment à Sherbrooke, Bécancour, Victoriaville, Drummondville, Montréal, Ottawa ou encore en ligne.
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