Une corneille, un écureuil, un coup de vent... la Ville de Sainte-Adèle en a assez des pannes de courant qui surviennent chaque mois pour toutes sortes de raisons surprenantes.
« La farce locale, c’est qu’il doit y avoir un oiseau qui s’est posé sur un fil d’Hydro », lance le propriétaire du cinéma Pine, Tom Fermanian.
Le commerçant des Laurentides déplore devoir interrompre ses films parfois plusieurs fois par mois, sans avertissement, pour des causes qu’il trouve loufoques.
« Il y a un écureuil qui s’est retrouvé sur les fils haute tension et qui a tout simplement cuit là. Même chose avec une corneille qui était sur un fil et ça a causé un court-circuit. La pauvre bête s’est ramassée comme un barbecue », décrit-il.
Hydro-Québec et la Ville confirment que le 17 septembre, une corneille aurait causé une interruption et que, quatre jours plus tard, c’était au tour d’un écureuil.
Pour le cinéma Pine, les conséquences sont importantes même si la plupart des pannes durent d’une vingtaine de minutes à quelques heures.
« Le film commence et on a des interruptions. [...] Nous avons un temps très limité pour faire sortir les gens, souligne-t-il. Il y a quand même des lumières d’urgence qui marchent pour un temps assez court. »
Cette situation finit aussi par coûter cher au commerçant.
« On ne peut jamais avoir de réponse de la durée de la panne. On doit donc procéder à rembourser tout le monde, tout en ruinant leur sortie », ajoute-t-il.
Et le télétravail
La mairesse de Sainte-Adèle, Nadine Brière, ajoute que plusieurs de ses concitoyens font du télétravail.
Sans compter les 27 stations de pompage de la municipalité, qui ne sont pas toutes munies de génératrices, car le coût peut tourner autour de 500 000 $ chacune.
« Et même quand j’ai des génératrices, ça me prend des employés pour tout raccorder, s’assurer que ça fonctionne bien. Il y a une logistique beaucoup plus importante », explique Mme Brière.
La mairesse reconnaît que la végétation dense de son secteur peut contribuer aux pannes, mais elle estime qu’elle n’explique pas à elle seule la fréquence des interruptions.
« Il faut qu’Hydro-Québec soit capable de me donner de vraies réponses. Je ne peux pas croire que j’ai 9000 portes et plus qui manquent d’électricité à cause d’un écureuil suicidaire. C’est impossible que ce soit juste de la végétation », estime la mairesse.
À la suite de nos questions à Hydro-Québec, la société d’État a convenu d’une rencontre avec la Ville en novembre.
Hydro-Québec nous a ensuite répondu que ses équipes travaillaient à moderniser le poste Doc-Grignon, une infrastructure stratégique pour l’alimentation de Sainte-Adèle et où certains contacts avec des animaux ont causé des pannes. On ajoute que des travaux d’élagage sont réalisés depuis 2022 et d’autres interventions sont prévues l’an prochain et en 2028 sur des lignes « sensibles aux pannes ».
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3 days ago
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