La cheffe caquiste Christine Fréchette identifie Donald Trump comme « principal adversaire » et se considère la mieux placée pour tenir le fort en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.
« C’est lui le véritable adversaire, c’est lui qui menace véritablement le Québec, les Québécois. C’est contre lui qu’il faut se battre », a déclaré la première ministre sortante, en donnant le coup d’envoi à sa campagne électorale, jeudi.
Entourée de ses candidats sous un soleil cuisant, la première ministre sortante a signalé que « cette élection-là ne sera pas comme les autres ». « Le monde a changé », a continué Mme Fréchette.
Faisant valoir que son équipe « incarne l’énergie du changement, mais aussi la force de l’expérience », la cheffe caquiste s’est présentée comme étant le meilleur choix offert aux Québécois pour « tenir la barre » face à la « tempête » provoquée par Trump.
« En ce moment, il faut savoir créer la stabilité, la prévisibilité sur le long terme, alors que la tempête s’intensifie », croit la première ministre.
Le spectre du référendum
Dans un premier point de presse avant de monter à bord de son autobus de campagne, Mme Fréchette s’est néanmoins attaquée au Parti Québécois, qui demeure en tête des intentions de vote.
L’arrivée du Paul St-Pierre Plamondon au pouvoir, « ça donnerait un gouvernement à temps partiel », a avancé la cheffe caquiste, en suggérant que les péquistes travailleraient d’abord à préparer un référendum.
« Nous, on va travailler à temps plein à temps plein sur les priorités du Québec, (...) parce que la situation l’exige », a fait valoir la cheffe de la CAQ.
Sans le nommer, elle a décoché une flèche en direction du Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime, à qui elle reproche de vouloir « passer la tronçonneuse » dans les services aux Québécois avec 47 milliards $ de coupures annoncées sur cinq ans.
Une majorité de femmes
Deuxième femme dans l’histoire du Québec à occuper la fonction de première ministre, Christine Fréchette se félicite par ailleurs de présenter, au sein de son équipe, une majorité de femmes. Sur quelques 122 candidats annoncés jusqu’à maintenant, on compte 69 femmes.
Si la CAQ obtenait un troisième mandat au pouvoir, Mme Fréchette deviendrait également la première femme à diriger le gouvernement québécois après avoir été première ministre désignée.
« Ce n’est pas jamais arrivé tant que ce n’est pas arrivé et il y a une première à tout », a lancé Mme Fréchette, à ce propos.
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1 week ago
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