Publier des photos de son enfant sur les réseaux sociaux peut comporter plusieurs risques, puisque des personnes mal intentionnées peuvent les reprendre pour en faire ce qu’elles veulent, prévient un porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance.
Une récente publication de l’influenceuse et femme d’affaires Elisabeth Rioux, qui accumule plus de 1,3 million d’abonnés sur Instagram, a fait réagir sur les réseaux sociaux depuis mercredi, où on voit sa fillette partiellement dévêtue.
« Ce n’est pas vraiment notre rôle de dire aux parents quoi faire ou quoi ne pas faire. Dans ce cas-ci, c’est vraiment à la discrétion des parents de décider de publier ou non des photos de leurs enfants sur les médias sociaux », a affirmé René Morin, porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance au micro de Richard Martineau, à QUB radio et télé, diffusée simultanément sur les ondes du 99,5 FM à Montréal, jeudi.
« Cela dit, il faut être bien conscient de nos jours que lorsqu’on fait ça, on n’est pas à l’abri du fait que des personnes mal intentionnées puissent reprendre ces photos-là et en faire toutes sortes de choses », a-t-il ajouté.
Le porte-parole mentionne que des outils qui permettent de produire des images à caractère pornographique existent sur Internet.
« Avec l’intelligence artificielle, vous n’avez même plus à faire ces retouches-là vous-même, vous passez la commande à l’outil de nudification et hop, le tour est joué », a-t-il prévenu.
Doit-on ainsi arrêter de publier toute image de son enfant sur les réseaux sociaux ? Si une telle mesure peut paraître extrême, le porte-parole rappelle que le risque est toujours là.
« Ce n’est pas tiré par les cheveux, ce genre de choses là arrive », a-t-il indiqué.
René Morin estime donc que lorsque l’enfant atteint un certain âge ou un degré de maturité, la chose à faire serait de lui demander s’il est à l’aise d’avoir son visage publié sur les réseaux sociaux.
« Les enfants les connaissent, les plateformes, de nos jours, ils savent ce que ça implique d’avoir telle ou telle photo soi-même sur des plateformes numériques, donc c’est une bonne pratique, je pense », a-t-il expliqué.
« C’est la réalité du monde dans lequel on vit maintenant », a conclu le porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance.
Écoutez l’entrevue complète dans les extraits ci-dessus.
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1 week ago
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