Il est minuit moins une pour modifier la carte électorale au Québec et on dirait bien que la chicane est bien engagée entre le directeur général des élections et les élus de l’Assemblée nationale.
La Cour suprême donne raison à la Commission de la représentation électorale du Québec, mais les élus refusent de se plier au jugement.
L’émotion va à l’encontre de la représentation
Chaque fois qu’il est question de modifier le statu quo concernant le mode de scrutin ou la carte électorale, les partis politiques réagissent de la même manière. Ils reconnaissent l’importance de mettre en place des modifications pour améliorer la représentativité des intérêts des citoyens, mais seulement si ça ne remet pas en question leurs comtés et que ça ne déplaît à personne.
Dans le cas qui nous intéresse, la proposition de redécoupage électorale ferait disparaître deux circonscriptions pour en créer deux nouvelles. Qui dit « disparition » dit « déception », et aucun parti ne semble prêt à déplaire, c’est pourquoi les partis préféreraient ajouter deux circonscriptions sans en retrancher.
Sincèrement, ça ne peut pas fonctionner comme ça.
Soyons pragmatiques
Si le travail de redécoupage de la carte électorale a été confié à une commission indépendante, c’est pour éviter que les émotions ne l’emportent sur la raison qui, seule, peut assurer une représentation équitable pour tous.
Je comprends qu’éliminer un comté, ça peut donner l’impression qu’une région comme la Gaspésie « perd » en représentation. Mais chaque électeur conservera son droit de vote, sa voix, et demeurera ancré dans son territoire.
Ajouter des circonscriptions sans en retirer revient, finalement, à tenter de satisfaire la Commission et la Cour suprême sans vraiment se plier à leur recommandation.
Certes, les citoyens sont attachés à leur circonscription et chaque région doit être représentée avec ses spécificités. Par contre, si on commence à ajouter sans retrancher, où est-ce que ça va s’arrêter ?
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2 weeks ago
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