Comme tout le monde, Denis Casavant qualifie Jacques Doucet de voix du baseball au Québec. Au-delà de ce constat indéniable, il aura été pour lui le professeur parfait quand Casavant a commencé à suivre ses traces comme descripteur de baseball comme jeunot de 21 ans.
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Casavant, qui est demeuré bien plongé dans la marmite du baseball depuis ses débuts avec Doucet et Rodger Brulotte à CKAC en 1986, ne tarit pas d’éloges à l’endroit du monument qu’il a côtoyé sur une base quotidienne pendant quatre ans.
« C’était 162 matchs par année qu’on faisait. Les voix de Jacques et Rodger, c’est ce qui m’a le plus influencé dans ma façon de décrire le baseball. Les termes et les méthodes de travail, je les dois à Jacques Doucet.
« Il m’a pris sous son aile. J’avais 21 ans et je commençais dans le milieu. Dès la première journée, c’est Jacques Doucet qui m’a tout montré. Dès qu’on arrivait dans une nouvelle ville et un nouveau stade, il me montrait comment ça fonctionnait et où on s’installait. Il a été un professeur incroyable », a témoigné le descripteur à TVA Sports.
Une belle éthique de travail
Parmi les choses qu’il retient le plus de son regretté mentor, Casavant souligne son éthique de travail irréprochable. Il n’est pas près d’oublier la routine de son ancien collègue, avec ses feuilles de pointage, ses crayons de couleur pour différentes notes et ses petits cartons bourrés de mentions.
« Il prenait le temps et il voulait que j’apprenne de la bonne façon. Il était tellement bien préparé et très méthodique. Ça m’a beaucoup influencé et j’ai toujours travaillé de la même façon par la suite », a-t-il dit.
L’importance du français
Dès ses débuts dans les années 1960, Doucet s’est montré irréprochable dans sa façon de marier le français au baseball, à une époque où il aurait été facile de s’appuyer sur les expressions anglophones consacrées.
« De ses débuts à la radio jusqu’à la fin des Expos en 2004, Jacques a tout traduit le baseball dans sa façon de décrire un match et dans notre jeunesse, ce sont ses termes à lui qu’on entendait. C’est ça, le baseball qu’on a écouté. Dans son vocabulaire, comme ancien journaliste, il n’a jamais perdu le fait de faire très attention au français.
« C’est pour ça qu’on dit qu’il est la voix du baseball au Québec. Tous ceux qui décrivent du baseball aujourd’hui, tout ce qui est termes de baseball et langage de baseball, c’est grâce à Jacques. C’est de lui qu’on a appris », a-t-il louangé.
À peine cinq mois après le décès de Rodger Brulotte, c’est donc tout un pan de l’histoire du baseball au Québec qui s’éteint.
« Jacques et Rodger ont été nos voix de l’été. Tout le monde a des souvenirs d’avoir écouté des matchs à la radio en camping, sur le bord d’un lac, en vacances en auto. De ne plus les entendre tous les deux, ça laisse un grand vide. »
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