ACEUM: le Canada doit-il attendre le prochain président américain?

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Washington a annoncé, mercredi, que l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) ne sera pas renouvelé cette année. Un politologue suggère qu’Ottawa devrait peut-être attendre le successeur de Donald Trump avant d’entamer de nouvelles négociations.

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En raison du refus des États-Unis, l’accord sera prolongé d’année en année. L’ACEUM était entré en vigueur en 2020, pour remplacer l’ALENA. Il pourra être renouvelé au plus tard en 2036.

« L’équation qui compte vraiment, c’est le calcul que Donald Trump, à chaque jour qui passe, a un peu moins de pouvoir et de marge de manœuvre qu’il en avait avant », a expliqué Guillaume Lavoie, en entrevue sur les ondes de LCN, mercredi.

Le politologue estime que le président actuel a un « sablier contre lui » avant les élections de mi-mandat ou avec son mandat qui va se terminer en 2029.

« Peut-être qu’ici, le Canada et bien d’autres ont avantage à jouer l’horloge et attendre qu’il y ait, soit des partenaires davantage fiables, ou quelqu’un d’autre à la Maison-Blanche », a-t-il souligné.

Le président des États-Unis Donald J. Trump accueille le premier ministre canadien Mark Carney à la Maison-Blanche à Washington, DC, le 6 mai 2025.

MEGA/WENN 

Le président des États-Unis Donald J. Trump accueille le premier ministre canadien Mark Carney à la Maison-Blanche à Washington, DC, le 6 mai 2025.

Le spécialiste de la politique américaine tient à préciser un aspect « surréel » : l’ACEUM a été signé sous l’administration Trump, qui en était à son premier mandat en 2020.

« L’accord en question ici, que Trump dit tellement mal aimé, a non seulement été que signé par lui, il a été renégocié à sa propre demande », a-t-il mentionné.

Cela ajoute malheureusement une couche d’incertitude dans un contexte socio-économique déjà tendu, selon lui.

« Rien ne nous garantit que Donald Trump n’utiliserait pas la fameuse période de six mois, qui est le délai de résiliation, pour un nouveau jeu », a lancé le politologue.

Le président cherchera assurément à obtenir de nouvelles concessions. Toutefois, rappelons que le gouvernement Carney en a déjà fait, notamment la Taxe sur les services numériques qui devait cibler les géants du web (GAFAM) en juin 2025.

« La fameuse taxe Netflix. Et c’était vraiment une démonstration de bonne foi, a déclaré Guillaume Lavoie. Mais ça n’a absolument rien changé. Cette idée que l’on pourrait donner quelque chose à Trump pour avoir son accord pour la suite repose sur le fait qu’il serait un partenaire prévisible, ce qu’il n’est pas. »

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

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