Le déficit budgétaire du Québec a fondu de 2,7 milliards de dollars, a annoncé le ministre des Finances, Eric Girard, jeudi. Trois raisons expliquent ce phénomène inattendu, selon lui.
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« Premièrement, l’économie a été beaucoup plus forte que prévu là, parce que les exportations ont été très faibles aux États-Unis, mais le reste de l’économie a été très solide », a-t-il expliqué en entrevue à l’émission Le Bilan, jeudi.
Pour le deuxième facteur, le ministre caquiste a évoqué la bonne performance des marchés boursiers.
« Les indices boursiers canadiens en hausse de 28 %, la performance de l’or, parce que le Québec est un producteur, un exportateur d’or, est en hausse de 44 % », a-t-il souligné.
Finalement, le gouvernement n’a pas utilisé la provision de deux milliards $, qui était accessible dans l’éventualité d’une incertitude économique.
« Parce qu’on est prudent, il y a beaucoup d’incertitudes, il y a une guerre commerciale, on n’a pas eu besoin de la provision pour une deuxième année consécutive, donc on révise le déficit de façon significative », a-t-il précisé.
« Et là, le déficit comptable qui est de l’ordre de 5 milliards, 0,8 % du PIB, c’est le plus petit au Canada. Alors, je pense qu’on peut être fier de notre travail », a-t-il ajouté.
Une baisse du déficit... tout en gardant la décote
Malgré cette bonne nouvelle, le gouvernement du Québec est quand même pris avec une décote. En avril 2025, la firme Standard & Poors (S&P) avait abaissé la cote de crédit de la province.
Le ministre Eric Girard estime tout de même qu’il y avait une mise en contexte derrière cette décote.
« Il faut se rappeler que le président est assermenté en janvier 2025. En février 2025, menace de tarifs de 25 % tous les biens et services du Québec et du Canada. Et nous, on fait un budget en mars. Puis à ce moment-là, il y a de grandes inquiétudes sur l’économie », s’est-il défendu.
« Et il s’est avéré que l’économie a beaucoup mieux fait. Qui aurait pu prédire, par exemple, que les marchés boursiers feraient 28 % de rendement en 2025 ? On n’a pas eu besoin de la provision. Alors, on peut dire aujourd’hui, certainement, que S&P n’aurait pas dû nous décoter », a poursuivi l’élu, tout en précisant que d’autres agences ont maintenu leurs cotes de crédit.
Il estime désormais que le futur gouvernement pourra voir la lumière au bout du tunnel lors du budget 2027-2028.
« Après l’élection, si les partis sont responsables dans la campagne électorale au budget 2027-2028, deux ans après la décote, il sera possible de retrouver à tout le moins une perspective positive et dépendamment de la situation, la négociation de l’ACEUM là-dedans aussi », a mentionné le ministre des Finances.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
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2 weeks ago
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