L’idée qu’acheter local finit par coûter plus cher n’est pas toujours vraie et il y a plusieurs moyens pour les consommateurs de résister à la guerre commerciale de Donald Trump tout en ménageant leur portefeuille.
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Selon le planificateur financier Fabien Major, une série d’actions modérées peuvent permettre de réduire de 5 à 7 % votre consommation de produits américains
« On peut parler d’à peu près 100 dollars par mois et c’est 16 à 24 milliards qu’on peut aller récupérer, et qu’on va donc réinjecter dans notre économie », a-t-il expliqué au micro de Richard Martineau à QUB radio.
Alimentation, biens manufacturiers et tourisme
L’alimentation et les boissons alcoolisées constituent un des principaux secteurs où les consommateurs peuvent avoir un impact majeur.
« Privilégiez les produits locaux, la viande, les produits laitiers, les légumes de serre, les microbrasseries, il y en a plein. Les vins et spiritueux canadiens, c’est meilleur d’année en année de ce côté-là. Il y a des vins québécois, et on ne rit pas dans la salle s’il vous plaît, ils sont quand même assez intéressants », soutient M. Major.
Il existe aussi de nombreux biens manufacturiers, comme de petits ameublements, qui sont fabriqués au Québec, mentionne le planificateur financier.
Les Québécois et Canadiens peuvent aussi utiliser le levier du tourisme et des loisirs pour faire leur part dans cette guerre commerciale.
« Visitez l’année prochaine, ou peut-être avant les fêtes à l’automne, un coin du Canada ou du Québec que vous n’avez jamais visité et vous allez faire un effort qui sera mesurable », clame Fabien Major.
Faire participer les enfants
Ce dernier invite aussi les parents à conscientiser les enfants à l’achat local.
« On explique, par exemple, la provenance des produits, on leur raconte ce qu’il y a comme enjeu en ce moment. Papa, maman, on veut garder nos emplois, les voisins aussi, l’oncle Marcel... Alors on part à la chasse à la feuille d’érable. Puis ça peut être amusant un peu. Alors on plante une petite graine de littératie financière et de conscience économique très tôt », résume l’expert.
Placements financiers
Lorsque vient le temps de faire fructifier son argent, le consommateur peut aussi se tourner vers des options locales.
« Le REEE, le REER, le CELI... On doit privilégier les titres canadiens et québécois, mais surtout les manufacturiers et les producteurs, ceux qui fabriquent les produits, qui conçoivent les produits. Il y en a de bons au Québec et le centre de profits est ici », souligne Fabien Major.
Vision à long terme
Acheter local peut rimer avec hausse des coûts à court terme, reconnaît le planificateur financier, mais cette stratégie peut être bénéfique avec le temps.
« Attendez-vous à ce qu’avec les tarifs douaniers, la répercussion d’ici un mois ou deux, on va voir que les produits américains, certains vont coûter beaucoup plus cher. Il faut déjà s’aiguiser là-dessus et je pense qu’il faut faire son budget, faire le ménage et puis être conscient tous les jours : un geste qui coûte moins, qui rapporte plus. Alors plus de Simon, moins d’Amazon, plus de Tanguay, moins de Wayfair », conclut-il.
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