Victoire de Fréchette, défaite de Drainville: soupir de soulagement chez les syndicats

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Les syndicats poussent un soupir de soulagement après la défaite du candidat Bernard Drainville, un « populiste » qui promettait d’éliminer la permanence à vie des fonctionnaires. Ils invitent la nouvelle première ministre Christine Fréchette à ne pas céder d’un pouce aux idées de son rival déchu. 

« On salue son élection. Christine Fréchette n’a pas un discours populiste comme Bernard Drainville, donc c’est une bonne nouvelle que ce soit elle », lance la présidente de la FTQ, Magali Picard, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Le fait que la nouvelle cheffe du gouvernement soit une femme n’est pas non plus pour déplaire à la leader syndicale.

« Ça fait une différence, insiste-t-elle. Christine Fréchette nous disait qu’elle était prête à prendre des décisions difficiles, même si elles ne sont pas toujours les plus populaires. »

Magali Picard voit une occasion de rebâtir les ponts avec la CAQ, qui a fait la guerre aux syndicats ces derniers mois. Elle espère que la nouvelle occupante de l’édifice Honoré-Mercier abrogera la loi adoptée récemment ayant introduit les cotisations syndicales facultatives et qu’elle modifiera le projet de constitution québécoise limitant la contestation de certaines lois.

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Pas besoin d’une mascotte

La présidente de la FTQ aurait toutefois préféré que la PM, qui prévoit de confier un ministère important à son rival déchu, laisse Bernard Drainville sur les lignes de côté et ne lui ouvre pas la porte de son cabinet de ministres.

« Ce n’était pas nécessaire de le remettre en lumière. Je veux dire, on a vu à quel point Bernard Drainville c’est un populiste. On n’a pas besoin d’une mascotte en politique, on a besoin d’avoir des politiciens qui sont là et qui sont capables de parler, d’expliquer à la population pourquoi il y a des décisions qui ne sont pas populaires, mais qui sont importantes. »

Drainville voulait s’attaquer au modèle québécois

Au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), on espère à tout le moins que Christine Fréchette fera table rase des propositions de son opposant.

Photo d'archives, Simon Clark

Le président Christian Daigle accueille favorablement la victoire de la députée de Sanguinet et, surtout, la défaite de Bernard Drainville. Il s’était engagé durant sa campagne à mettre fin à la sacro-sainte sécurité d’emploi dans la fonction publique pour réduire la taille de l’État.

« L’idée de vouloir remettre en question la permanence et d’attaquer de front la fonction publique, pour nous, c’était inconcevable. On remettait complètement en question les fondements mêmes ou les bases du modèle québécois ! » souligne-t-il, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

« On aurait eu une confrontation directe avec le gouvernement et M. Dainville comme premier ministre, alors c’est un soulagement que ses idées n’aillent pas de l’avant », renchérit le leader syndical.

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